Il y a des matchs comme ça, où rien ne va. Difficile pourtant de croire que la machine toulonnaise ait autant déjoué samedi face au MHR.
Les faits sont néanmoins là, et le RCT s'est incliné pour la deuxième fois en moins d'un mois (23-3), après avoir rendu une copie d'une indigence rarement aperçue du côté de la Rade cette saison.
Dans son malheur, Toulon trouvera toutefois consolation dans sa qualification pour les quarts de finale, à l'occasion desquels le club de Mourad Boudjellal recevra dans son antre de Félix-Mayol.
L'heure n'est pas encore à l'état d'urgence, à en croire les mots d'Olivier Azam, entraineur des avants : « Les joueurs ont beaucoup donné pendant la première partie de la saison, ils ont dépensé énormément d'énergie pour obtenir des victoires à l'extérieur, ce qui explique notre période difficile en ce moment. Mais je préfère que ça arrive maintenant plutôt qu'en avril ou mai. »
« C'est toujours plus difficile de jouer un match de rugby quand on n'a pas vraiment besoin de le gagner. Ce n'est pas forcément plus dur à préparer, mais notre niveau de motivation n'était pas le même qu'habituellement, pour différentes raisons. »
« Notre mêlée est le seul point positif que je retiendrai de ce match. Elle nous a permis de récupérer quelques pénalités et d'avoir un peu de possession. Mais nous avons déjoué au niveau stratégique, dans ces conditions. »
« Malgré la manière, le résultat global est positif, et nous aurions signé pour un quart de finale à domicile en début de saison. Nous avons pu voir nos limites, ce qui va nous permettre de retravailler sur ce qui doit être amélioré. Le match de ce soir restera relativement anecdotique, et nous n'y penserons plus quand arriveront les quarts de finale. »