En conférence de presse, le troisième-ligne toulousain évoque ce véritable huitième de finale qui attend Toulouse dimanche sur la pelouse de Leicester. Remplaçant au coup d'envoi, Yannick Nyanga parle du défi qui attend les Rouge et Noir.
Dans quel état d'esprit abordez-vous cette rencontre capitale face à Leicester ?
Ca va être spécial. C'est typiquement le genre de match pour lequel on joue au rugby. Ce sera face à une équipe historique, dans un antre qui a vu passer beaucoup de grands joueurs. C'est ce genre de match qui écrit les grandes pages d'un club : deux grosses équipes, un enjeu clair et net, la France contre l'Angleterre, quatre titres contre deux. Il y a tellement de folklore autour de ce duel qu'au-delà d'un match de haut niveau, on prend beaucoup de plaisir à le préparer.
Vous sentez-vous prêts pour la bataille ?
Que ce soit après dix défaites ou dix victoires, tu ne peux pas arriver sur ce genre de match avec des certitudes. Chaque match à son histoire, spécialement celui-là. On arrive avec des convictions. On sait qu'on peut embêter n'importe quelle équipe quand on arrive à mettre les choses dans l'ordre.
Craignez-vous une ambiance hostile ?
Il y a aura une grosse atmosphère et ça nous motive. Mais la motivation ne fait pas la victoire. Ca va se jouer sur des détails, le nombre de fautes, de ballons tombés, de ce que va apporter le banc. On ne peut pas réduire ça au public et à la motivation.
Quelles sont les forces des Tigers ?
Sa force, c'est son collectif et son habitude des grands rendez-vous. Ils ont peut-être été accrochés par les Italiens, par les Ospreys, mais ils n'ont pas perdu. Même sans être brillants, même dans un mauvais jour, ils ont minimum syndical très élevé. Alors si elle est dans un grand jour, cette équipe peut devenir un rouleau compresseur. Ca ressemble moins à Clermont ou le Leinster, qui envoient énormément de jeu. Leur rugby simple, mais très difficile à contrer.