Condamnés à l'exploit face aux Harlequins et à croire par ailleurs aux miracles, les Biarrots n'ont pas toutes les cartes en main. Vendredi à Aguiléra, ils abattent leur dernier atout.
Mobilisation générale sur la cote basque. C'est gonflés d'envie de bien faire que les Biarrots ont participé à la conférence de presse de l'ERC mardi, à trois jours du choc contre les Harlequins, toujours invaincus dans la compétition et seule équipe assurée de jouer son quart à domicile.
Leur(s) défi(s) : inverser le score du match aller au Stoop de Twickenham (13-40) et croiser les doigts pour bénéficier de résultats favorables par ailleurs et être l'un des deux meilleurs deuxièmes.
« Depuis le début de cette compétition nous nous sommes mis beaucoup de battons dans les roues et aujourd'hui nous sommes en difficulté (…) mais mathématiquement tout est encore jouable », a ainsi déclaré le centre Damien Traille.
« Oui nous croyons au miracle, on ne sait jamais. Généralement, c'est dans ces moments-là que des équipes se construisent, donc on y croit et on espère. »
Son troisième ligne Imanol Harinordoquy, comme souvent, met la fierté de la troupe en avant: « Nous voulons au moins sortir la tête haute du terrain avec une victoire vendredi. Le BOPB n'a pas grand chose à perdre dans cette compétition et nous allons livrer bataille. Il faut que l'on reste dans cette dynamique de victoires », a-t-il lâché.
Pour Dimitri Yachvili, le BO s'apprête à jouer « le favori de cette Coupe d'Europe. Mais c'est un match que nous devons remporter sur notre terrain pour notre public et notre fierté. Tout peut arriver. Nous avons déjà relevé de gros défi en Coupe d'Europe ces dix dernières années. »
Si les résultats de cette dernière journée de phase de poule ne leur sont pas favorables, les Biarrots espèrent bien être reversés en Amlin Cup pour relever un autre défi : devenir la première équipe à conserver son titre dans cette épreuve.