Double champion de France en titre, quadruple champion d'Europe. Le palmarès du Stade toulousain a de quoi faire envier plus d'un club, français ou autre. Mais ce ténor de la scène continentale, alors que se profilent deux journées cruciales en Heineken Cup, ne semble pas aussi sûr de son fait qu'à l'accoutumée.
Et si le faux pas chez les Ospreys au mois de décembre était le revers de trop ? Alors qu'ils avaient plutôt largement disposé des Gallois au match aller, les Toulousains se sont mis dans la difficulté en rentrant bredouilles de leur déplacement. Ils ont alors vu la possibilité d'un quart à domicile s'éloigner.
C'était d'ailleurs le début d'une « série » de deux défaites consécutives pour les hommes de Guy Novès. Un fait presque rarissime pour la machine à gagner qu'est devenue le club haut-garonnais.
Mais les Rouge et Noir sont-ils aujourd'hui aussi impériaux qu'ils ne l'ont été par le passé ? Difficile à dire, mais force est d'admettre que Toulouse vit aujourd'hui, sinon une phase difficile, une période charnière dans sa saison.
Il n'y a qu'à observer les dernières sorties effectuées : défaite à Grenoble, victoire étriquée contre Castres puis succès poussif à Mont-de-Marsan, avec à la clé le premier essai inscrit depuis 296 minutes. Une statistique tout simplement incroyable pour la meilleure attaque du championnat de France.
Autant dire que ce Stade toulousain-là fait moins peur qu'à l'accoutumée. D'autant plus qu'il avait déjà eu toutes les peines du monde à dompter les Italiens de Trévise lors de la première parenthèse européenne.
Alors Toulouse doit réagir, et vite. Surtout s'il ne veut pas vivre une sévère déconvenue dans une compétition si importante pour le club. Nul doute pour cela que le staff saura trouver les mots pour remobiliser ses troupes, et enfin retrouver, au-delà du résultat, un fond de jeu digne de la réputation de son équipe.