Profitant des circonstances, comme la défaite infligée à Grenoble pour raisons administratives, et effectuant un parcours quasi parfait jusque-là, le Stade français est en position ultra favorable pour la qualification.
L'essai est marqué, Paris doit maintenant le transformer ! Les hommes de la capitale l'avaient annoncé dès le début de la compétition, par la voie de Pierre Rabadan, ils voulaient « jouer l'Amlin Challenge Cup à fond ». Fidèles à leur parole, ils se sont mis dans les meilleures dispositions pour obtenir un billet pour les quarts de finale.
Ils furent pour cela, il faut l'avouer, bien aidés par la « boulette » grenobloise. Les Isérois, ayant aligné un joueur non inscrit sur les listes européennes, se sont vus retirer leur victoire face aux London Welsh et sont désormais à huit points des Parisiens alors qu'il ne reste que deux rencontres de poules à effectuer.
Les calculs sont donc faciles pour le Stade français. Il leur faut deux points pour terminer au pire (si Grenoble venait à empocher deux victoires bonifiées) à égalité avec le FCG, trois pour obtenir une qualification certaine.
Et quoi de mieux pour confirmer ce statut de favori à la qualification que de se déplacer chez le dauphin dès samedi ? Il s'agira en effet vraisemblablement de la dernière chance pour les Isérois d'espérer encore accrocher le sésame pour la phase suivante.
Les Parisiens ne l'entendront certainement pas de cette oreille. « C'est l'occasion de prendre notre revanche, puisqu'on avait perdu chez eux (26-12 en Top14, NDLR) », avoue Anton Van Zyl. Et de valider définitivement le travail accompli en amont.
Les Parisiens auront toutefois l'occasion, en cas d'échec, de se rattraper en recevant les London Welsh la semaine suivante.