Après un début de saison plus que poussif, l'Usap semble revenue aux affaires. N'ayant pas su faire la différence lors des quatre premières journées d'Amlin Challenge Cup, les Catalans marcheront néanmoins sur le fil du rasoir lors de cette nouvelle parenthèse européenne.
Difficile de croire que cette équipe enchainait les phases finales de championnat de France comme des perles (avec un titre à la clé) il y a encore deux ou trois saisons de cela. On a beau se frotter les yeux, rien n'y fait. C'est bien cette même formation qui aujourd'hui est à la lutte pour sortir des poules de la petite coupe d'Europe.
Perpignan est à la peine. Ou tout du moins l'était, puisque l'hiver catalan semble marquer un léger renouveau du côté des pensionnaires d'Aimé-Giral. Après deux victoires probantes face à Agen et Montpellier à domicile (puis un revers à Toulon dont on ne saurait les blâmer), les Sang et Or ont enchainé avec un succès quelque peu étriqué contre Bordeaux-Bègles.
Une petite victoire qui est venue rappeler à quelle point la dynamique catalane est fragile. Amputés de quelques-uns de leurs joueurs majeurs (Guirado, Taumalolo, Charteris, Hook), les hommes de Marc Delpoux ont perdu le fil de leur jeu, au moment où ils auraient certainement besoin de certitudes.
Car ces deux semaines européennes décideront du destin perpignanais sur la scène continentale. Toujours dos à dos avec Worcester (15 points de part de d'autre), malgré la double confrontation de décembre, l'Usap devra désormais faire la différence sur les deux derniers matchs de la phase régulière, Guernica et Rovigo étant condamnés à jouer les rôles d'arbitres.
Et si les espagnols ne présentent vraisemblablement aucune menace, un non-match face aux Italiens serait certainement synonyme de fin de l'aventure. Perpignan le sait : alors qu'approche l'heure de vérité, le minimum ne suffit plus.