Près de 50 000 fans du Leinster vont mettre une terrible pression sur les Clermontois, qui pourraient éliminer leur hôte dès ce samedi en cas d'exploit à l'Aviva Stadium. Pas une raison pour aller à Dublin sans intentions.
Un air de déjà-vu flotte sur Dublin. Il y a deux hivers au coeur du mois de décembre, Clermont avait fait chuter le futur champion d'Europe (20-13) avant de se rendre en Irlande, où ils n'avaient pas assez existé (8-24).
Sur le site du club, Morgan Parra se souvient : « Nous avons déjà eu l'occasion de vivre cette double confrontation et après avoir concédé un bonus défensif au Michelin, nous étions allés à Dublin avec des intentions avant d'exploser. Nous n'avons pas envie de renouveler l'expérience. Il faudra montrer que nous avons progressé. »
Ce succès du Leinster sur les Auvergnats était le premier d'une série de 18 matches sans défaite en H Cup, stoppée par ces mêmes Jaunards dimanche passé (15-12). Les Irlandais avaient alors vite validé leur billet pour les quarts. La donne a changé aujourd'hui. C'est Clermont qui est en pôle et la pression, énorme, sera sur les épaules irlandaises.
Mais à Clermont depuis longtemps, la meilleure défense, c'est l'attaque. Vern Cotter n'imagine donc pas un plan de jeu restrictif. « Nous savons à quoi nous attendre sur la pelouse de l'Aviva Stadium. On nous promet l'enfer, j'espère que contrairement à ce que l'on pourrait croire, nous ne passerons pas notre temps à défendre car cela serait mauvais signe », décrypte Alexandre Lapandry.
« La plus belle erreur serait de partir en Irlande avec l'intention de gérer la rencontre, renchérit Morgan Parra. Pour rivaliser avec eux, il faut avoir l'intention de gagner la rencontre. »
Le demi de mêlée international sait aussi qu'un exploit à Dublin signifierait la fin du règne du Leinster, trois titres en quatre ans. « Si on peut réaliser l'exploit de les sortir de la course, ce sera une bonne chose mais nous ne serons champions de rien, il restera encore beaucoup d'équipes à battre. » Attendus par une foule de 50 000 Irlandais, les Clermontois, avant de penser à la suite, sont à fond dans le présent. Et personne là-bas ne va leur faire de cadeaux.