Malgré une poule très relevée, le club tarnais vise humblement une des deux meilleures places et une qualification en quart, ce qui ne lui est arrivé qu'une seule fois, en 2002. Ca passe par un succès, si possible bonifié, face à Glasgow dimanche (13h45).
Ce n'est pas si souvent que Castres peut étaler au grand jour de légitimes ambitions dans la compétition.
Alors Laurent Labit, l'un des deux entraîneurs en chef, ne s'en prive pas : « Si on veut finir meilleur second de toutes les poules, il faut arriver à 17 ou 18 points ce qui nous oblige à prendre un bonus soit ce dimanche ou à Northampton ensuite et gagner face à l'Ulster le dernier match », dit-il ainsi dans La Dépêche.
Cet objectif ne serait plus accessible aujourd'hui sans une difficile mais précieuse victoire ramenée de Glasgow la semaine passée (9-6). Bien sûr, le chemin est encore semé de grosses embûches. A commencer par ce deuxième set face aux Ecossais, définitivement éliminés depuis le week-end dernier.
« Ils vont venir en n'ayant rien à gagner ni à perdre. Donc avec un jeu débridé, c'est-à-dire que l'on devra être précis dans ce que l'on fait », analyse Labit. Et comme dans le viseur du CO, il y aura le bonus offensif, on prévoit d'ores et déjà un déluge de jeu et d'envolées.
Le public de Pierre-Antoine y est finalement habitué avec son équipe, troisième meilleure attaque du Top 14, mieux que Clermont dont le jeu offensif est loué jusqu'en Irlande. Castres la discrète, c'est presque officiel, veut désormais sortir de l'ombre.