Le demi d'ouverture du RC Toulonnais, en général peu prolixe, a profité de l'important succès de son équipe à Sale (17-6) pour dire le bonheur qu'il prend à vivre sa fin de carrière dans le Var.
Le temps d'un week-end, il a retrouvé le pénible crachin anglais et les températures du nord de l'Angleterre, pas très loin de Newcastle où s'est ouvert au rugby.
Une occasion idéale de s'enorgueillir du chemin parcouru et, surtout, de savourer une fin de carrière, dont personne, pas même lui, ne sait vraiment quand elle sera officielle, même s'il a promis d'en dire davantage courant février. « J'ai 33 ans, bientôt 34 (le 25 mai, ndlr). Je peux juste vous dire que la plus belle chose qui me soit arrivé dans ma vie de rugbyman, c'est de venir jouer pour Toulon », a-t-il souri samedi dans les couloirs du Salford Stadium.
Les années passent bien sûr, mais le talent et l'envie restent pour le grand artisan du titre de champion du monde des Anglais en 2003. La concurrence ?
Il semble passer outre puisqu'il a été titularisé dix fois sur douze en Top 14 à l'ouverture, faisant souvent passer Frédéric Michalak derrière la mêlée : « Fred me pousse, quelque part. Je n'ai pas le droit d'être à 99%. », analyse-t-il. Pas son genre, de toute façon.
On savait Wilkinson très épanoui sur la cote d'Azur mais sa déclaration d'amour pour son club samedi soir en a quand même surpris plus d'un : « Évoluer au RCT, porter ses couleurs, jouer pour la région toulonnaise est la plus belle chose de ma carrière. J'insiste là-dessus. Après, ma décision doit être prise en fonction de l'équipe. Pour le bien de l'équipe », affirme-t-il en revenant sur une retraite qui lui trotte dans la tête mais que personne n'a envie de lui voir prendre.
Et à l'entendre, on doute qu'il mette brutalement fin à l'aventure cet hiver : « L'ambiance dans le groupe est fantastique. Parfaite. Je prends énormément de plaisir. Actuellement, Toulon, c'est une situation parfaite pour moi. L'entraîneur, l'équipe... Tout est parfait. » Alors pourquoi changer ?