Le talonneur du RC Toulonnais, qui mettra fin à sa carrière à l'issue de la saison, retrouve lors des deux prochains matches son ancien club de Sale, où il a passé cinq saisons avant d'atterrir sur la cote d'Azur.
Avec Sébastien Chabal ou Lionel Faure à ses côtés sur le pré et Philippe Saint-André sur le banc, Sébastien Bruno a fait partie de la glorieuse époque des Sharks.
Tous y ont participé entre 2004 et 2009, le temps de glaner une Amlin Cup (2005) et un titre de champion d'Angleterre (2006).
Pour le talonneur toulonnais, la double confrontation face à Sale aura donc une saveur particulière. Il ne fera pourtant aucun état d'âme : « C'est un grand plaisir d'y retourner. J'y ai de bons souvenirs. Mais depuis que je suis parti, il ne reste que trois ou quatre des mes anciens coéquipiers et le staff a changé. Ils ont fait un mauvais début de saison mais je ne pense pas qu'ils méritent leur dernière place…Ça va être physique, il va falloir se méfier. L'arbitrage sera différent du Top 14, le climat aussi ! », a-t-il martelé sur le site du RCT.
Le club de la banlieue de Manchester n'a de toute façon plus grand-chose à voir avec sa devancière de la fin des années 2000.
Avec une seule victoire en championnat cette saison, Sale croupit en dernière position. Le RCT, lui, ne connait pas la crise, leader du Top 14 comme de sa poule de H Cup. Le statut pourrait même être définitif en cas de carton plein face à Sale. « Si on parvient à remporter ce match, on sera en pôle position. C'est un moment charnière de cette coupe d'Europe pour nous. Si cette double confrontation se passe bien, on pourra aller sereinement à Montpellier », analyse Bruno, 38 ans, qui rangera les crampons à la fin de la saison.
Avec ce RCT que rien n'effraie, il s'attend à un final brillant. Un doublé par exemple : « Ce serait l'apothéose. Pour nous c'est un rêve. On a beaucoup appris l'an dernier et on travaille dur pour y arriver », dit-il enfin. La route passe d'abord par le nord de l'Angleterre.