Eliminés la saison dernière en phase de poule par ces mêmes Wasps qu'ils affrontent samedi soir, les Bayonnais ne veulent pas voir l'histoire se réécrire deux années de suite.
Le point de bonus défensif ramené samedi dernier de Montpellier (22-29) a-t-il remis l'Aviron dans le sens du courant ?
C'est en tout cas ce qu'espèrent les Basques, qui enchaînent ainsi un deuxième déplacement périlleux sans revenir à vide après celui de Grenoble juste avant la pause internationale (6-9).
Place à la Amlin Cup maintenant, une compétition qui les a toujours boudés, comme le rappelle Guillaume Bernad dans Sud-Ouest : « Au bout, il y a quelque chose de sympa à décrocher, quelque chose que l'Aviron n'a jamais touché, comme tous les joueurs ici. Ce serait bien de disputer autre chose que le maintien pour une fois », assure-t-il. Il oublie pourtant le cru 2005/06, le seul où Bayonne est parvenu à escalader la phase de poule, avant une lourde défaite en quart de finale face aux London Irish (48-5).
Une autre époque. Les Bleu et Blanc ont pourtant de la mémoire. Ils se souviennent par exemple que l'an passé, au même stade de la compétition, les Wasps les avaient privés d'un quart pour deux petits points. « On fera tout pour se qualifier pour les phases finales face à un adversaire redoutable qui nous a éliminés de la compétition l'an dernier.
Dans ce club, nous sommes quelques-uns à n'avoir joué que le maintien depuis plusieurs saisons. Une phase finale, quelle qu'elle soit, c'est toujours bon à prendre », poursuit le troisième-ligne de l'aviron sur le site du club.
Regain de forme sur le terrain, légère remontée au classement (11e) qui pourrait se confirmer avec un succès sur Mont-de-Marsan à Jean-Dauger pour clôturer 2012, L'Aviron semble pagayer à nouveau dans la bonne direction.
Deux autres bonnes nouvelles à signaler : la prolongation de contrat de deux ans du troisième-ligne centre Julien Puricelli et l'arrivée l'été prochain de l'ailier d'Agen, Saimoni Vaka, qui sera lui aussi Bayonnais jusqu'en 2015. Pour parfaire l'instantané et finir l'année en beauté, il ne reste plus aux Basques qu'à chasser l'essaim d'abeilles venu de Londres. Et éviter la piqûre de rappel.