Le centre toulousain aux 75 matches de H Cup pour 16 essais évoque dans cette interview exclusive le futur adversaire du Stade ce samedi, les Ospreys, et ce que lui inspire cette compétition qu'il a remporté trois fois (2003, 2005, 2010).
ERC : Que vous inspire cette équipe des Ospreys ?
Yannick Jauzion : C'est une équipe impressionnante, qui met un gros volume de jeu, a l'habitude d'enchaîner de longues séances. C'est vraiment le niveau international et nous devrons être très vigilants. Au moins en a-t-on conscience. Il va falloir mettre nos habitudes du Top 14 de côté pour aborder ce rendez-vous, comme à chaque fois en Coupe d'Europe.
Quelles sont les principales différences entre le Top 14 et la H Cup ?
Il y a plus de dynamisme, de mouvements en H Cup. Et les arbitres sont bien moins indulgents alors il faut être très disciplinés. C'est le niveau intermédiaire entre le Top 14 et les tests internationaux. Il y a plus de rythme, plus d'intensité lorsque l'Europe arrive.
Avec deux victoires initiales, le Stade Toulousain semble bien engagé dans sa poule…
Oui, notre épopée européenne a plutôt bien débuté mais on sait très bien qu'aucun droit à l'erreur n'est permis dans cette compétition. Chaque match est difficile à aborder, à commencer par celui face aux Ospreys samedi.
Vous participez à cette compétition depuis 2000. Quels sont vos meilleurs souvenirs ?
Je dirais en premier lieu la défaite en finale face aux Wasps en 2004 (20-27). On sortait d'une saison difficile et on avait réussi ce jour-là notre meilleur match. Il y a la défaite bien sûr, mais c'était une belle rencontre de rugby, perdue d'un rien. Des trois victoires dans le tournoi que j'ai connu, c'est celle face au Stade Français qui m'a le plus marqué (18-12, il avait été élu homme du match, ndlr).
Quel est votre favori pour cette édition ?
Il est beaucoup trop tôt pour me prononcer mais pour l'instant, c'est Clermont qui m'a fait la meilleure impression. Ils ont un match capital ce week-end contre le Leinster, qui n'a pas encore montré grand-chose. Et j'espère bien sûr que le Stade Toulousain sera encore là au printemps.