Le troisième-ligne de Biarritz a retrouvé le terrain samedi dernier face à l'UBB pour la première fois de la saison. Et il est déjà prêt pour aller défier le Connacht vendredi soir et rester en vie dans une compétition qui lui tient particulièrement à c?ur.
ERC : Comment appréhendez-vous ce déplacement en Irlande ?
Imanol Harinordoquy : C'est un match déjà capital. On a perdu le premier match sur la pelouse des Harlequins en leur abandonnant le point de bonus offensif à la dernière minute. On va traîner ça comme un boulet toute cette phase de poule. On a grillé un joker et on n'a plus le droit à l'erreur si on veut se qualifier.
Quelles sont les forces de votre adversaire ?
Ils savent faire preuve de beaucoup de rigueur, sont très bien organisés. Mais on n'ira là-bas pour gagner. On ne cherchera pas forcément le bonus offensif, d'abord à remporter la victoire. Dans dix jours, après nos deux matches face au Connacht, on en saura plus sur nos ambitions dans cette compétition. Parce que même si les Harlequins gagnent tout, on peut viser la deuxième place. Ca passe par un succès en Irlande.
Qu'est-ce qui vous plait tant dans cette H Cup ?
C'est une compétition courte, dense, excitante. Il y a des équipes, comme le Connacht par exemple, contre lesquelles je n'ai jamais joué, des stades nouveaux, des atmosphères qui changent du Top 14. Et puis en six matches, on sait vite où on va et c'est ce qui fait la beauté de cette épreuve. Si on aborde bien la phase de poule, on peut viser un quart. Et ensuite, en deux matches, vous êtes en finale !
Vous en avez connu deux. En gardez-vous des bons souvenirs malgré la défaite ?
En 2006 face au Munster au Millenium (13-16), l'ambiance était énorme. Le stade était tout rouge, les écrans montraient des images des rues bondées de Limerick, toutes rouges elles aussi. On se sentait tout petits et seuls là-bas. En 2010, la saison avait été compliquée et atteindre la finale était déjà une jolie performance (défaite face à Toulouse 21-19). Mais j'ai aussi de très beaux souvenirs de matches à Anoeta (Saint-Sebastien, Espagne) contre le Munster ou les Ospreys, devant 30 000 fans et sous un beau ciel bleu.
Vous venez juste de reprendre la compétition. Comment vous sentez-vous ?
Je suis rentré vingt minutes en fin de match contre Bordeaux (un essai décisif). Ca s'est bien passé mais je dois maintenant retrouver la condition, du rythme, des sensations.
Un dernier mot sur la saison du BO jusque-là ?
On suit une trajectoire sinusoïdale, un très bon début puis des défaites. On sort de deux victoires consécutives contre l'Usap et l'UBB et on se rapproche du Top 6, qui est notre objectif pour deux raisons : non seulement il permet d'accéder aux barrages mais il permet surtout de se qualifier pour la prochaine H Cup, notre réel objectif.