Le trois-quart du Stade Toulousain revit. Huit mois après une blessure au genou, Maxime Médard a retrouvé les terrains, du Top 14 d'abord avant l'Europe ce week-end. Déjà décisif, il a montré un énorme appétit et un talent intact.
Un essai inspiré contre Montpellier pour son retour, une offrande à Burgess le week-end dernier face Clermont, il y a bien des habitudes qu'on ne perd pas.
Même après huit mois loin de la compétition. Le genou de Maxime Médard, abîmé à Murrayfield en février dernier, a tenu bon lors de ses deux premiers matches de la saison. Le moral l'est tout autant. « J'ai alterné le bon et le moins bon, mais au niveau des sensations je suis satisfait (...) Il me manque un peu de rythme mais je pense que je suis dans le bon temps », assure-t-il lors d'une interview accordée à Reuters.
La période trouble qu'il vient de traverser ne semble pas l'avoir affecté, bien au contraire. « Les blessures font partie des aléas d'une carrière. La période que je viens de vivre fait partie de celles qui m'auront le plus marqué », avoue-t-il. La douleur, les centres de rééducation pendant quatre mois, le rugby qui lui manque tellement… Tout ça est oublié et lui ne regarde qu'à l'horizon. Il y voit d'abord la H Cup, avec la première manche face aux Ospreys samedi au Stadium.
A 26 ans et tout l'avenir devant lui, Médard a forcément jeté un œil ce lundi sur le tirage au sort de la Coupe du monde 2015, s'imaginant bien avec un coq sur le poitrail en Angleterre en 2015.
Les Bleus, qu'il a fréquentés à trente reprises, sont forcément dans un coin de sa tête. « J'y pense, comme tous les joueurs de Top 14. (…) Mon envie est à 600% mais bon, je préfère me taire, continuer de travailler, faire le dos rond. Soit ça vient et je serai l'homme le plus heureux, soit ça ne vient pas (...) Ce ne sera pas forcément une fin en soi si je ne suis pas au Tournoi. Il faut d'abord que je me rende disponible pour le club, c'est le plus important aujourd'hui. » Déjà en forme, sans doute plus mâture qu'avant son accident en Ecosse, le nouveau Médard est arrivé, peut-être encore plus redoutable qu'avant. Une tendance à confirmer dès samedi face aux Gallois, pour son grand retour sur la scène internationale.