Les Auvergnats jouent une partie de leur saison lors de l'enchaînement des trois prochains matches, à Toulouse d'abord, avant la double confrontation décisive avec le Leinster.
Retour à l'ordinaire ? Pas vraiment, non. L'ASM défie les deux derniers champions d'Europe lors des trois prochains matches. Ca commence à Toulouse samedi, sacré en 2010. Il faudra enchaîner avec le double tenant du titre et meilleur ennemi continental des Auvergnats, le Leinster. Deux fois.
Un copieux programme après trois semaines sans compétition pour les uns, avec trois matches internationaux dans les pattes pour les autres. Fofana, le plus stakhanoviste des cinq Clermontois qui ont remporté le chelem automnal, a même joué l'intégralité des trois tests.
Dès lundi pourtant, tous ont repris le chemin de l'entraînement. Le club des cinq Bleus, les deux Géorgiens Kolelishvili et Zirakashvili et Napolioni Nalaga, parti assister aux obsèques de Maleli Kunavore aux Fidji pendant la trêve, tout le monde était là. Une joie pour Franck Azéma, l'entraîneur des lignes arrières. « On est vraiment content de retrouver tout le monde. Nos internationaux français restent sur une dynamique de victoire. On n'a pas senti de lassitude ni d'usure physique », détaille-t-il à La Montagne.
Le déplacement à Toulouse, qui lui passerait devant en cas de victoire, s'annonce forcément périlleux. L'ASM reposera-t-elle ses internationaux afin de les ménager en prévision de la venue du Leinster ? Ou profitera-t-elle de l'occasion pour se rôder encore un peu au très haut niveau avant le choc en double face au champion d'Europe ? Réponse samedi au Stadium. Une chose est sûre : son avenir européen, que toute l'Auvergne espère brillant, est bel et bien en jeu face, une nouvelle fois, au Leinster.