Après Dimitri Yachvili, de retour sur les terrains du Top 14 il y a deux semaines, c'est au tour d'Imanol Harinordoquy de retrouver l'aire de jeu, après cinq mois d'absence. Biarritz peut revoir la vie en rose.
Personne n'a pensé que c'était un hasard. Après sept défaites consécutives, dont six de rang en championnat, Biarritz a renoué avec la victoire lors de la dernière journée face à Perpignan (15-3).
L'intégralité des points a été inscrite par Dimitri Yachvili, enfin de retour après n'avoir joué qu'une toute petite demi-heure lors du match d'ouverture.
Genou douloureux, arthroscopie et presque quatre mois d'absence ont fini par coûter cher au BO et gâcher une entame supersonique qui avait propulsé les Basques au sommet après quatre succès initiaux.
On sait de longue expérience que lorsque le Yach ne fait pas tourner la boutique, la faillite n'est pas loin. Alors son retour qui coïncide avec l'arrêt de l'hémorragie, ça n'étonne pas grand monde. Coincé à six longueurs de Grenoble, 6e, le BO va pouvoir également compter sur le retour d'un autre de ses talismans, le troisième-ligne Imanol Harinorqouy, qui sort lui aussi de l'infirmerie après cinq longs mois passés à soigner un autre genou douloureux.
Il n'a pas joué une seconde cette saison et déborde logiquement d'envie. Arborant une fière moustache de rigueur en ce mois de novembre, l'international aux 82 capes a twitté son bonheur de refouler une pelouse : « De retour sur le pré avec les copains, ça fait du bien », s'est-il réjoui. Cinq mois qu'il attendait ça…
Les deux joueurs emblématiques du club - tous deux 32 ans - vont pouvoir participer aux challenges de fin d'année qui attendent Biarritz : l'accueil de l'UBB d'abord, avant la double confrontation décisive en H Cup face au Connacht. Deux victoires seront nécessaires pour s'imaginer un avenir dans l'épreuve.
Il y aura pour finir l'année deux déplacements délicats à Paris (Stade Français) et Mont-de-Marsan. Mais avec Yachvili et Harinordoquy dans ses rangs (Wenceslas Lauret et Matt Berquist sont eux aussi tout proches d'un retour), le BO peut de nouveau avancer sans peur.