Cinq défaites consécutives en championnat, la dernière face au dernier Mont-de-Marsan, c'est une crise ouverte que vit le club francilien. Son président a tenté en début de semaine de remettre de l'ordre.
On ne sait plus très bien du côté du Racing Métro 92 s'il faut se réjouir ou non de cette trêve internationale.
Parfois, en plein marasme comme celui dans lequel est embourbé le club de Jacky Lorenzetti, remettre le tissu sur l'ouvrage au plus tôt permet de cicatriser plus vite. Dans le cas du Racing, la chose n'est plus sûre du tout et ces dix jours de vacances accordés aux joueurs ne saurait être que bénéfique.
Après tout, lorsqu'on a perdu ses cinq derniers matches dont le dernier face à la lanterne rouge, Mont-de-Marsan (16-17), qui a récolté à Colombes sa première victoire de l'année, mieux vaut stopper l'hémorragie tout de suite.
Mais avant de libérer ses ouailles pénitentes, le président Lorenzetti avait réuni tout son monde lundi matin au centre d'entraînement du Plessis-Robinson. Pendant plus de trois heures, joueurs, staff et dirigeants ont échangé, se sont dit les choses en face. Rien n'a filtré.
Enfin une consigne respectée se dira peut-être Gonzalo Quesada, qui s'est brièvement exprimé sur cette réunion de crise. « Je vous promets qu'on a fait une très belle réunion, avec beaucoup d'enseignements, mais si vous vouliez du changement ou des gros titres, il n'y en a pas », a indiqué l'Argentin sur le site de RMC.
Après un début de championnat plutôt concluant et une grosse performance en H Cup face au Munster (22-17), on a voulu croire que l'annonce aussi précoce qu'officieuse de l'arrivée du duo d'entraîneurs de Castres la saison prochaine n'avait eu aucune influence sur le rendement des Franciliens.
Dans trois semaines, le derby au Stade de France s'annonce bouillant. En cas de sixième échec de rang, la H Cup et Edimbourg (zéro point inscrit en deux matches européens) pourraient tomber à point nommé.