7 Jun, 15h40
L'ERC confirme que la Fédération Française de Rugby a retiré sa demande d'accueil des finales 2014 de la H Cup et de l'Amlin Challenge Cup, en raison de l'incertitude quant à la disponibilité du Stade de France.




Il devait débuter la rencontre sur le banc, mais Yohann Maestri s'est réveillé vendredi matin avec un lumbago. Forfait. Deux conséquences : la titularisation de Suta, donc, et le retour express à Marcoussis du Perpignanais Sébastien Vahaamahina, un autre joueur qui n'avait jamais porté le maillot tricolore.
Philippe Saint-André est revenu sur la péripétie à 24 heures du choc face aux Wallabies : « C'est un coup dur car Yoann est un élément important de nos avants. Il nous apporte sa puissance en mêlée et son expérience de la touche. C'est comme ça, il faut faire avec. L'occasion est donnée à Jocelino Suta de faire ses grands débuts en bleu. Je suis très content pour lui, il le mérite », a commenté le sélectionneur du XV de France et ancien entraîneur de Toulon.
Il manquerait plus que le Néo-Calédonien marque l'essai de la victoire face aux Wallabies pour parfaire le conte de fée qu'il vit depuis le début de saison. Sept fois aligné dans l'équipe de départ du RCT par Bernard Laporte en Top 14, deux fois lors des matches de H Cup, Suta s'est déniché une ambition internationale au moment précis où Philippe Saint-André l'a convoqué, pas avant. « Les Bleus, ce n'était pas vraiment une optique. C'était un cran au-dessus. Je les badais. Quand je les regardais jouer, je me disais que c'était inaccessible pour moi », disait-il en début de semaine.
Détecté par Mont-de-Marsan en 2001 lors d'un tournoi disputé avec une équipe calédonienne, le grand (1,95m) mais lourd (125 kg à l'époque) s'est affiné depuis comme il a affiné ses connaissances du rugby et les spécificités de son poste.
Devenu impérial en touche et essentiel au combat de près, Jocelino Suta s'est imposé dans les rangs de la galaxie toulonnaise, une preuve suffisante pour PSA, qui l'a bien connu dans le Var. Il profite donc du forfait de Maestri, avec qui il a partagé une saison à Toulon, pour honorer sa première cape. Le Stade de France, 80 000 spectateurs, les Wallabies et énormément d'attentes et de pression, Jocelino Suta sera bien loin de son île natale qu'il a quittée il y a onze ans, à peine majeur. Il venait tout juste de découvrir le rugby : jusqu'à ses 18 ans, il préférait le volley et… la pétanque. Samedi, il devra viser juste.
