Le demi de mêlée du Racing Métro 92 a été titularisé par Philippe Saint-André pour le premier des tests d'automne face à l'Australie samedi au Stade de France. Une demi-surprise qui relègue Morgan Parra sur le banc.
La vie du jeune Maxime Machenaud, 23 ans bien tassés, s'est savamment accélérée depuis quelques mois. L'ancien Agenais est monté à la capitale rejoindre le Racing, a connu ses deux premières sélections en Bleu en Argentine cet été et a été ce jeudi titularisé par Philippe Saint-André pour affronter samedi l'Australie.
Une trajectoire météorite qui n'a pas perturbé l'équilibre du jeune homme, ni sur le terrain ni en dehors. « Ce début de saison au Racing m'a permis d'évoluer un peu plus, surtout dans l'expérience. J'ai beaucoup joué, et notamment les deux matches de Coupe d'Europe », affirmait-il en milieu de semaine dans l'amphithéâtre de Marcoussis.
Plus encore que son convaincant début de saison, c'est son comportement lors de la tournée en Argentine qui a guidé le choix de PSA.
Son association avec Frédéric Michalak à la charnière, reconduite samedi face à l'Australie, avait ravi le sélectionneur du XV de France. « Il avait déchargé Fred d'une partie du jeu au pied en le prenant à son compte.
Et puis Morgan Parra n'était pas à 100% en début de stage avec nous. J'ai donc préféré reconduire notre charnière argentine », a expliqué Saint-André. Elle avait permis aux Bleus de s'imposer à Tucuman face à des Pumas de réserve (49-10). « Là c'est différent, avec trois matches à enjeu. J'essaie de prendre tout ça positivement. Je n'ai pas envie de me prendre la tête. Déjà mon arrivée au Racing m'a fait beaucoup de bien. J'ai pu voir ce qu'était le très haut niveau », poursuit Maxime Machenaud.
Samedi à Saint-Denis, ce ne sera pas l'équipe B de l'Argentine mais bel et bien l'ogre australien, dont la dernière visite à Paris en 2010 avait été très mal vécue par les Bleus (59-16 pour les Wallabies). Machenaud à l'époque ne rêvait pas en Bleu, très loin de là. Mais le jeune homme est en formation accélérée depuis six mois.
A 21 heures samedi, il va découvrir une atmosphère qu'il n'a encore jamais connue. « J'ai eu la chance de jouer cette année au Stade de France déjà (victoire en H Cup face au Munster, ndlr), même s'il n'était pas plein. Il y avait une bonne ambiance, mais je pense que là ce sera différent, et j'ai hâte de la découvrir. » Comme le grand public a hâte de découvrir ce talent pur lors du match le plus important de sa jeune carrière.