Les adversaires de Toulon et Montpellier en H Cup ont réussi à leur huitième tentative à remporter un match dans un championnat aussi bien hiérarchisé que le Top 14.
A l'exception des Sharks, au parcours bien plus semblable à une équipe de Amlin Cup.
Tapis tout au fonds des eaux depuis le début de saison, les Sharks de Sale ont été prendre une petite bouffé d'air le week-end dernier lors de la 8e journée de l'Aviva Championship.
Au bout de l'après-midi, un succès face aux London Irish (21-9), le premier de la saison dans l'exercice domestique. Car Sale avait déjà connu les joies d'une victoire, en H Cup, face à Cardiff lors de la journée d'ouverture (34-33). Largement menés pour finalement s'imposer, on avait alors cru au véritable lancement de la saison. Avant de nouvelles désillusions.
Jusqu'au point de saturation de Steve Diamond. Le directeur général a pris les requins par les cornes et s'est nommé lui-même entraîneur en lieu et place de Bryan Redpath. « Je serai en charge de l'équipe jusqu'à la fin de la saison. John Mitchell (ex entraîneur des All Blacks) sera mon consultant, comme je l'espère Bryan », a-t-il commenté. L'effet choc a bien eu lieu, même si ce premier succès est acquis contre l'avant-dernier du championnat.
Mais il est frappant de constater à quel point les hiérarchies semblent établies dans les quatre grands championnats qui participent aux deux Coupes d'Europe. Les équipes de Amlin Challenge Cup sont en bas, celles de H Cup en haut. Les cinq premiers en France (seuls le Racing et Biarritz végètent plus bas) ou les six premiers en Angleterre appartiennent à la grande sœur. Bon dernier, Sale est la seule exception outre-Manche. Et n'a aucune envie de le rester.