L'emblématique capitaine de Clermont est incertain pour le choc samedi face à Toulon. Un nouveau pépin cette saison pour Aurélien Rougerie, qui a aussi raté le wagon bleu.
A la mi-octobre, Aurélien Rougerie a prolongé de deux saisons plus une en option son contrat avec son club de toujours.
Du Japon où il avait reçu une proposition, il a préféré retenir les retombées de Fukushima plutôt que celles financières dont il aurait pu jouir. Et puis il y a la passion du haut niveau quand même, chevillée au corps. Petit(s) problème(s), son coprs, à commencer par sa cheville d'ailleurs, opérée à l'été, semble commencer à moins bien absorber les chocs qu'il lui fait subir depuis sa première licence jaune et bleue en 1999.
Cette saison, il n'a participé qu'à la moitié des rencontres de Top 14 de son équipe, pour un petit essai au compteur, auxquels il faut ajouter les deux matches de H Cup. Il était à Agen jeudi dernier, mais il en revenu avec une lombalgie qui le rend très incertain pour le duel au sommet entre son Clermont et l'ogre toulonnais.
Du coup, avec cette entame tronquée, même ce joueur aux 76 sélections avec le XV de France n'a pas été surpris de ne âs ^$etre appelé pour la tournée d'automne. « Je m'y attendais, et c'est plutôt logique dans la mesure où j'ai d'abord été blessé puis pas très bon lors des matchs que j'ai joués. Les sélectionneurs s'appuient sur la logique des hommes en forme », reconnait-il.
Philippe Saint-André lui a préféré Florian Firtz, Maxime Mermoz et… Wesley Fofana, son jeune et habituel partenaire au centre de l'attaque clermontoise. « On le suit. Aurélien a subi une opération d'une cheville à l'intersaison et n'a pas fait beaucoup de matchs avec l'ASMCA pour l'instant. Nous ne fermons aucune porte, a entrouvert PSA. Mais il faut dire que nous étions très contents des trois centres partis en Argentine. » Les trois-mêmes sur la feuille de match samedi face à l'Australie.
Aurélien Rougerie ne cède pas facilement à la panique. Il sait que son heure reviendra, dès que son corps le laissera tranquille. Ce n'est pas un hasard s'il s'est engagé à Clermont jusqu'en 2015. « Les joueurs qui ont disputé quatre Coupes du monde sont peu nombreux, glisse-t-il. Jouer celle de 2015 serait fabuleux. Je sais qu'il peut se passer beaucoup de choses d'ici là, que les jeunes poussent aussi. Je préfère donc être prudent. Mais c'est un objectif. » Comme la H Cup et ce double duel épique qui s'annonce face au Leinster en décembre, leur bourreau l'année dernière. « Cette demi-finale perdue de peu (15-19) face au champion d'Europe nous a ouvert l'appétit. On se dit que rien n'est impossible, » conclut-il.