Deux petits points de bonus en Top 14, une seule victoire, en Amlin Cup face aux faibles Italiens de Rovigo, voilà le faible bilan de Perpignan à l'heure d'enchaîner deux déplacements périlleux en championnat.
Le 23 septembre 2011, la date commence à hanter les esprits catalans. C'était à Biarritz lors de la 5e journée du précédent exercice, une victoire à Aguiléra (29-25) qui reste la dernière en date de Perpignan. Treize mois plus tard, le mal semble toujours profond. Deux petits points de bonus ont été grappillés cette saison hors de Catalogne. Heureusement, le bilan à Aimé-Giral est lui presque vierge de toute déception. Une seule au tableau, la première, face à Toulon (15-21).
Seulement, depuis cette lointaine entame de Top 14, Toulon s'est révélé un ogre capable d'aller gagner partout. Alors Marc Delpoux, l'entraîneur des Sang et Or, n'est plus si sûr que cette défaite soit un tel handicap. « Ils font mal partout et vont gagner partout, dit-il sur le site du club. Alors on n'est pas forcément en retard. » Soit, mais pour bien faire, ne pas revenir à vide des deux déplacements qui attendent l'Usap pourrait permettre de revoir les ambitions à la hausse. « Il y a ces deux déplacements, poursuit Delpoux, mais aussi la réception d'Agen ensuite, deux matches de Coupe d'Europe et Montpellier encore chez nous. On fera le bilan à ce moment-là. »
Tant que Perpignan reste aphone hors de Catalogne, il lui sera difficile de regarder plus haut.
Florian Cazenave veut confirmer la bonne forme actuelle, entrevue lors de deux très larges victoires en Amlin Cup et celle plus étriquée mais bien plus importante samedi dernier face au Racing (17-13). « On doit gagner un de ces deux matches à l'extérieur, à Castres ou Biarritz, pour rattraper le faux-pas à domicile face à Toulon, si c'est un faux-pas, et valider notre renouveau », espère le demi de mêlée, Marc Delpoux se fait lui philosophe pour conclure : « De toute façon, chaque déplacement nous permet d'espérer enfin une victoire à l'extérieur. La pression se renverse sur nos adversaires. Le voyage à Castres n'est pas le plus aisé sur le papier mais on va essayer d'accrocher une victoire qu'on attend depuis pas mal de temps. » Si ce n'est dans le Tarn, ce sera peut-être au pays basque dix jours plus tard.