Sans club depuis son départ de Biarritz à la fin de saison dernière, Manuel Carizza s'est engagé ce mardi avec le Racing-Métro 92 en tant que joker médical. Il sera au feu dès jeudi à Toulouse.
En juin dernier, son contrat n'avait pas été reconduit à Biarritz, où il jouait depuis 2005. Son nom a traîné un moment sur la liste de Provale, le syndicat qui s'occupe des joueurs de Top 14 sans club. Cela a été le cas de l'Argentin Manuel Carizza jusqu'à mardi dernier et l'appel au secours du Racing-Métro 92. Le voilà joker médical des Ciel et Blanc en deuxième ligne, un secteur sinistré comme l'explique Gonzalo Quesada. « Entre la blessure de Santiago Dellapè, l'appel de Jone Qovu en sélection (fidjienne), nous nous sommes dit que nous serions trop juste. Lorsqu'on a su que Manuel Carizza n'avait pas de club après la fin de son contrat qui le liait à Biarritz, conjugué au Four Nations qu'il a disputé avec l'Argentine, nous nous sommes dit que c'était une très belle opportunité», a expliqué l'entraîneur du Racing sur le site Internet du club.
Outre son nouveau coach, Carizza va aussi retrouver quelques Pumas. Dans la meute, Juan Hernandez et Juan Imhoff, avec lesquels il a participé au récent Four Nations, le premier de l'Argentine. Le deuxième-ligne a été titularisé lors des six rencontres. A 28 ans et 29 sélections, voir son avenir s'écrire en Ciel et Blanc le ravit : « Je suis très heureux d'avoir signé en faveur du Racing Metro 92. C'est un club vraiment magnifique avec des installations extraordinaires. Tout le monde m'a très bien accueilli. J'ai hâte de découvrir mes nouveaux partenaires et de m'entraîner à leurs côtés. »
Dès jeudi, il devrait même participer au très périlleux déplacement de son nouveau club à Toulouse puisque François Van der Merwe et le jeune Fabrice Metz, 21 ans, sont les derniers deuxièmes lignes valides. Il existe des baptêmes plus simples qu'un voyage chez le champion de France. Mais après l'épisode que vient de vivre Carizza ces cinq derniers mois, lui ne voit que du positif à retrouver ces pelouses du Top 14 qu'il aime tant : « Être en France, pouvoir y rester surtout dans un tel club, ça fait du bien », sourit-il pour finir.