C'est nantis de deux succès sans bonus que les Toulousains vont maintenant se confronter par deux fois aux Ospreys pour s'éclaircir la voie vers un nouveau quart de finale.
La tâche n'aura rien d'aisé face au champion en titre de la Ligue celte, couronné au printemps une quatrième fois depuis 2005.
Les Gallois sont tombés de haut dimanche sur la pelouse de Leicester, dévorés par les Tigers (39-22) qui reviennent avec ce succès bonifié à hauteur de leur adversaire du jour.
Pendant que les Anglais devraient faire le plein contre Trévise, le duel en deux actes entre les Ospreys et Toulouse pourrait condamner l'une des deux équipes.
Elles se sont déjà affrontées, il y a neuf hivers. Toulouse avait remporté les deux manches et ramené le bonus offensif. 29-6 au Stadium, 29-11 au retour au Gnoll, avec un triplé de Vincent Clerc.
Les Ospreys n'avaient pas existé. Jean Bouilhou, nouveau recordman français du nombre de matches disputés dans l'épreuve (82) était déjà là, comme Millo-Chluski, Poux et Poitrenaud. L'arrière sera le héros malheureux de la finale cette saison-là, perdue contre les Wasps (27-20).
Il en est passé de l'eau sous les ponts de la rivière Tawe, qui borde le Liberty Stadium des Ospreys, à Swansea, depuis ce dernier duel. Mais de ses voyages au pays de Galles, Toulouse a ramené plusieurs défaites.
Celle face à Ebbw Vale (19-11) avait surpris tout le monde. Quelques semaines plus tôt, les Rouge et Noir avaient alors établi leur record de points inscrits : 108-16, 16 essais. De leurs sept défaites face à des Gallois, les Toulousains en retiendraient une à l'unanimité, celle à domicile - la seule - contre Llanelli en décembre 2006. Déjà battu à l'aller, le Stade encaisse un essai rédhibitoire à l'ultime seconde et s'incline malgré un quadruplé de Clément Poitrenaud (34-41).
La prudence proverbiale de Guy Novès sera nécessaire pour rappeler à ses joueurs la délicate mission qui les attend face à une équipe qui voudrait bien retrouver un quart de finale qui lui échappe depuis deux saisons.