Reconnu coupable d'une morsure lors du match de Amlin Cup entre l'Union Bordeaux-Bègles et les London irish le week-end dernier, le joueur fidjien ne s'est pas présenté mercredi devant la commission de discipline. Résultat: douze semaines de suspension et grosse colère de ses dirigeants.
Journée chargée jeudi pour Raphaël Ibanez. A quelques heures de la défaite à Gloucester (25-13), le manager de l'UBB s'est déplacé seul à Dublin défendre la cause de son joueur Sisa Koyamaibole. Il n'a pu empêcher une suspension de son troisième-ligne fidjien, pour les douze semaines à venir, Top 14 compris. Sa faute ?
Une morsure sur son vis-à-vis des London Irish, Declan Danaher, lors de la 1e journée. Mais son absence lors de l'audition en Irlande a été encore moins appréciée par ses dirigeants que son geste imbécile.
S'il a quand même pu être entendu par téléphone, il encourt maintenant des sanctions de la part de son club. « Il n'a pas daigné se présenter à l'audition, ce qui ce qui est parfaitement inacceptable pour un joueur professionnel. En tant que manager et surtout au nom du club, nous condamnons fermement tout comportement antisportif qui va contre l'esprit du jeu. Le joueur en question doit assumer ses actes » a ainsi tancé Raphaël Ibanez dans les colonnes de Sud-Ouest, avant de rejoindre son groupe à Gloucester où l'UBB a subi un second revers consécutif.
On ne peut pas dire que Boyamaibole ait fait forte impression depuis son arrivée cet été en Gironde en provenance de Lyon. Il y est arrivé avec un mois de retard en raison d'une « infection à l'œil ». Puis n'a pas convaincu ses entraîneurs de l'aligner d'entrée plus de trois fois. Ce n'est donc pas pour les bonnes raisons qu'il se fait remarquer. Sur le site du Midi Olympique, son président Laurent Marti, n'y allait pas par quatre chemin pour condamner son geste sur le terrain d'abord. « C'est un réflexe débile qu'on ne peut que condamner. Un joueur professionnel n'a pas le droit d'avoir un réflexe comme celui là », tonne-t-il.
Pour lui aussi, c'est son absence à Dublin qui est la plus à blâmer. « Cela me déplait au plus haut point parce que c'est une fois de plus un manque de professionnalisme. On ne manque pas son avion quand on est convoqué à Dublin. »
Ira-t-il jusqu'à sanctionner son joueur en interne ? « Ce sont des gens qui viennent d'une autre culture, il faut arriver à comprendre certaines choses mais on ne peut pas tout excuser non plus. Je réfléchis à de possibles sanctions en interne, je vais recevoir le joueur et je n'exclus rien », conclut Laurent Marti. Suspendu jusqu'au 7 janvier 2013, l'aventure bordelaise de Boyamaibole a bien mal commencé. Jusqu'à se terminer plus tôt que prévue ?