L'occasion était parfaite pour le BO de relancer face aux Italiens de Zebre l'ouvreur néo-zélandais dans le bain européen. Mais au pays basque, Matt Berquist enchaîne blessures et forfaits, comme depuis son arrivée en Europe.
Lorsque le BO a fait signer le demi d'ouverture néo-zélandais, il savait le pari risqué. C'est sur sa seule réputation, celle du remplaçant de Dan Carter aux Crusaders et d'un buteur régulier en Super 14, que le club basque a enrôlé Matthew Berquist, 29 ans. En quête d'une nouvelle expérience, il quitte à l'été 2011 le pays natal pour l'Europe, l'Irlande et le Leinster, jouer cette fois les doublures de Jonathan Sexton.
A peine atterri, une mauvaise blessure au ménisque ne lui concède que 70 petites minutes de jeu dans les rangs des champions d'Europe. Qui ne renouvellent pas son contrat en fin de saison dernière.
Biarritz fonce sur l'opportunité. Un tiers de la saison est passé et le Néo-Zélandais n'a passé que 50 minutes sur le pré, lors d'une lourde défaite à domicile face à Toulon (36-9). Ses adducteurs sifflent depuis son arrivée. Mercredi, annonce a été faite de son absence des terrains entre trois et quatre mois. Un vrai coup dur, pour le joueur comme pour son club, mal engagé en Top 14 (8e) comme en H Cup (défaite 40-13 face aux Harlequins lors de la 1e journée).
Heureusement pour les Basques, ils ne sont pas complètement démunis à ce poste. Le jeune Jean-Pascal Barraque ou le moins jeune Julien Peyrelongue sont candidats. Mais après cinq défaites consécutives, le staff biarrot espérait trouver en Berquist une nouvelle option dans le rôle de leader d'attaque et pouvoir faire souffler deux joueurs qui ont beaucoup donné depuis le début de saison.
Peyrelongue, au club depuis douze ans a même vécu une drôle d'expérience samedi dernier : « En 2000, j'ai participé à six matches avec les pros. J'ai joué avec Frano Botica ; Samedi, j'étais face...à son fils ».