Le demi d'ouverture anglais a déjà convaincu dans les rangs d'un Racing qu'il n'a intégré qu'en début de mois. Sa prestation face au Munster est plus qu'encourageante. A confirmer samedi face aux Saracens.
A peine arrivé sur le sol français et déjà de retour en Angleterre. Joker médical de luxe, Olly Barkley a débarqué au Racing au tout début du mois en provenance de Bath.
Il retraverse la Manche ce samedi pour aller défier les Saracens. Après une petite apparition d'une demi-heure face à Montpellier, l'international anglais aux 23 capes a connu sa première titularisation samedi dernier.
Des débuts en grande pompe, au Stade de France, face au Munster. C'est d'ailleurs grâce à son jeu au pied, face aux perches autant que dans l'animation du jeu, que sa nouvelle équipe s'est offert une victoire de prestige (22-17) face au double champion d'Europe.
Petit come-back. Début septembre, au stade Marcel-Michelin de Clermont, le Racing perd le match de justesse (13-12) et ses deux ouvreurs Jonathan Wisniewski et Benjamin Dambielle sur blessures. Etat d'urgence décrété et la piste de l'Anglais, qui peut aussi évoluer au centre, qui se remonte assez vite.
A 32 ans, il n'a fait qu'une infidélité d'une année à son club de toujours, Bath. « C'était le bon moment pour partir. Onze ans, c'est long. Je pense que c'est la bonne décision », espère-t-il.
En une seule partition, celle du Stade de France où ses 14 points et ses lancements de jeu ont fait la différence, le 3e meilleur buteur de l'histoire du championnat anglais semble avoir déjà trouvé ses marques. « Je suis très content qu'on ait ce type de leader. Voir Olly aussi présent et déterminé pendant la partie, la bonne gestion de notre charnière… C'est une grande satisfaction », s'est réjoui son nouvel entraîneur Gonzalo Quesada après le succès face au Munster.
L'Argentin aura besoin de tout le talent et l'expérience de son nouvel ouvreur, dont il apprécie aussi le fait qu'il soit gaucher, lors du très périlleux voyage du côté de Watford pour affronter des Saracens qui ont impressionné l'Europe à Edimbourg, dont ils sont revenus avec un écrasant triomphe 45-0 sur le récent demi-finaliste écossais.
Pour les avoir joués de très nombreuses fois cette dernière décennie, Olly va sûrement distiller quelques précieux conseils à ses nouveaux coéquipiers. Indispensable, déjà ?