Le nouveau coach du Munster, le Néo-Zélandais Rob Penney, va découvrir la H-Cup lors d'un périlleux voyage au Stade de France face au Racing.
Il attend ce moment ave impatience et dit « vivre un rêve éveillé » depuis son arrivée en Irlande voici trois mois. Ancien entraîneur de Canterbury et des moins de 20 ans all blacks, Rob Penney va découvrir samedi la H-Cup.
« Et ce sera au Stade de France face au Racing puis face à Edinburgh dans un Thomond Park à guichets fermés. Wow ! », s'ébaubit Penney.
« Pouvoir participer à cette compétition a été l'une des raisons principales de ma venue au Munster. C'est la plus belle compétition de clubs au monde. Cela vous permet de vous étalonner par rapport aux meilleurs entraîneurs, il y a du talent et des joueurs incroyables dans toutes les équipes. Et la passion que l'on voit tous les week-ends. J'ai vraiment hâte d'y être. »
L'épopée européenne à venir ne se fera pas sans pression sur les épaules du Néo-zélandais. Il arrive pour donner un nouveau souffle à une équipe titrée deux fois pour deux finales perdues durant les années 2000.
« La pression est un élément qui peut soit servir de moteur, soit vous faire perdre vos moyens, avertit Penney. Le succès ne doit pas être mesuré à la seule aune du tableau d'affichage. Nous possédons de très bons joueurs. La plus grosse partie du boulot a été de trouver un amalgame entre les nouveaux et les plus anciens. »
« Les statistiques les montrent : il faut beaucoup d'expérience pour remporter la H-Cup. C'est pour ça qu'avoir Ronan O'Gara à disposition pendant sa période de repos international a été fantastique. Il possède une telle influence sur chaque personne au club. Il a été très positif pour le groupe et travaille énormément pour revenir au plus tôt. »
« Ian Keatley a profité de sa présence pour gagner en assurance. Nous aurons vraiment besoin de nos jeunes pour aller loin dans cette compétition. »
Le Munster entame sa 18e campagne européenne lors d'un périlleux voyage à Paris contre le Racing Metro au Stade de France. Les Ecossais d'Edinburgh et les Anglais des Saracens sont les autres équipes de cette poule 1.
« C'est une poule difficile, avec un premier match piège. Je n'accorde pas beaucoup d'importance au début de Top 14 un peu étrange du Racing. Elle reste une équipe imprévisible et très dangereuse », analyse Penney. « Les grands matches sont souvent joués par les grands joueurs. Et le Racing en possède quelques-uns dans ses rangs. »