Ambitieux, le deuxième ligne international toulousain Yoann Maestri sait aussi que la route en H Cup est semée d'embûches.
La saison 2011-2012 avait été, en deuxième ligne au moins, celle de Yoann Maestri. Enfin installé dans un rôle de titulaire en puissance au Stade toulousain, le jeune deuxième ligne (24 ans) avait également été promu dans un rôle similaire au sein du XV de France. Avec en plus un titre de champion de France au bout, tout semblait sourire à l'ancien Toulonnais.
Une seule ombre au tableau : une campagne européenne en demi-teinte avec son club du Stade toulousain. Pour cette nouvelle édition de la H Cup, le club aux quatre étoiles veut aussi s'appuyer sur ses expériences passées, comme l'explique Yoann Maestri.
«La H Cup est une compétition dans laquelle il est toujours difficile de se projeter. Mais par expérience, on sera peut-être plus vigilants. On l'a vu l'an dernier: on pensait avoir fait le plus dur en l'emportant en Angleterre, sur la pelouse des Harlequins. Et puis on s'est fait surprendre la semaine suivante chez nous par ces mêmes Harlequins. Idem sur la pelouse de Gloucester, où l'on a eu beaucoup de mal, ou encore en quart de finale à Edimbourg».
Des ambitions de bien figurer, de mieux figurer, que le joueur explique par le charme si particulier de cette compétition. «A Toulouse, on essaye de ne pas faire de grandes différences entre la préparation d'un match de Top 14 et de H Cup. Pourtant, pendant toute la semaine avant les matchs de Coupe d'Europe, on sent quelque chose de particulier. Le fait qu'il y ait moins de matchs de H Cup, qu'ils soient rares, crée de l'émulation au sein du groupe mais aussi de tout le club. Les supporters sont aussi plus présents».
Pour cette année 2012-2013, les Toulousains retrouveront pour les phases de poule de la H Cup les Leicester Tigers, les Ospreys ainsi que les Italiens de Trévise, qui inspirent un peu plus la méfiance chaque année. Yoann Maestri confirme: «Je trouve cette poule très relevée. En même temps, ce n'est pas une surprise. La H Cup, c'est toujours ainsi. Il n'y a pas de droit à l'erreur».
Autre enjeu, certes anecdotique mais réel de cette H Cup à venir: la protection de leur hégémonie européenne. Vainqueur à quatre reprises de la H Cup, le Stade toulousain ne compte plus qu'une longueur d'avance sur le Leinster de Joe Schmidt et Brian O'Driscoll, sacré ces deux dernières années. Un objectif que Yoann Maestri minimise: «Bien sûr qu'ils sont très forts et sont encore favoris de l'épreuve. Mais on a aussi vu, la saison dernière, qu'ils sont passés tout près de se faire sortir en demi-finale par Clermont. Leur route, comme celle des autres, va être longue. De notre côté, on va déjà se concentrer sur la phase de poule. Avec de l'ambition».