L'histoire d'amour entre le Biarritz Olympique et la H Cup dure. Même en difficulté en championnat la saison dernière, les Basques parviennent à accrocher leur qualification en H Cup.
Pourtant, la saison dernière avait tout d'une année catastrophe. Très vite distancés en championnat, en l'absence de leurs stars parties à la Coupe du monde, les Biarrots ont connu une année 2011/2012 pour le moins chaotique. Malgré tout, ils ont su préserver l'essentiel.
«La saison dernière a été très compliquée. Malgré tout, elle s'est terminée sur une bonne note avec une qualification pour la H Cup» explique Damien Traille sur le site internet de la radio RMC.
Une qualification aux allures de bouteille d'oxygène, comme ce fut souvent le cas en H Cup.
Finaliste malheureux à deux reprises (2006 et 2010), battu respectivement par le Munster (23-19) puis le Stade toulousain (21-19), le Biarritz Olympique s'apprête à se lancer pour la quinzième fois de son histoire dans l'arène des compétitions européennes.
Cette année, les Basques seront engagés dans la poule 3 de la H Cup, considérée comme la plus accessible en compagnie des Irlandais du Connacht, des Anglais des Harlequins et de la province italienne nouvellement créée: les Zèbres. Une année qui laisse de la place aux ambitions côté biarrot.
«On a bossé dur physiquement pour être prêts cette saison, même si ce n'est pas facile avec les grandes chaleurs. Techniquement, on essaye de se peaufiner pour être cohérent dans ce qu'on va faire sur le terrain. En plus, cette année on a un effectif un peu plus étoffé que l'an dernier donc on va essayer de jouer sur les deux tableaux. On va essayer de se qualifier pour la H Cup, c'est-à-dire être dans les six premiers et après pourquoi pas se qualifier pour un quart de finale de Coupe d'Europe à Anoeta. Nos objectifs semblent un peu hauts compte tenue de la concurrence, mais on rêve de rajouter une ligne de plus au palmarès de Biarritz avec la H Cup.»
Pour y parvenir, les joueurs du BOPB savent qu'ils n'auront pas le droit au même démarrage de saison que l'année dernière. Se mettre tout de suite dans de bonnes conditions est primordial pour pouvoir préparer au mieux les échéances européennes.
«J'espère que tout le monde en a tiré des leçons (de l'année dernière, ndlr). Et en premier lieu les joueurs, parce que ça a été très difficile pour nous. Le club a su rester stable avec le maintien du staff et les joueurs ont su rester solidaires et s'accrocher malgré tout.»
Effectivement, pas beaucoup de mouvements du côté de Biarritz cet inter-saison. Plutôt des ajustements. Thibault Dubarry (Brive), Thomas Synaeghel (Dax), Aled Brew (Newport), Matt Berquist (Leinster), Ben Broster (Wasps), Jean-Philippe Genevois (Toulon), Eugène Van Staden (Sharks) et Wicus Blaauw (Stormers) ont rejoint le navire basque cet été.
Dans le même temps, ils étaient sept à s'éloigner, en plus de Patrice Lagisquet parti au chevet de l'équipe de France: Sylvain Marconnet (retraite), Yvan Watremez (Montpellier), Romain Terrain (Perpignan), Manuel Carizza (Llanelli), Jean-Baptiste Roidot (Carcassonne), Florian Faure (Grenoble) et Ilikena Bolakoro (Colomiers).