Arrivé à Toulon cet été, le centre international jouera la H Cup l'an prochain.
Voilà deux ans, l'USAP atteignait les demi-finales de la H Cup après s'être défait de... Toulon en quart de finale, dans un match délocalisé à Montjuic (Barcelone) ayant réuni près de 54000 spectateurs autour de l'événement. Autre temps, autre ambition. Alors joueur catalan, Maxime Mermoz l'avait emporté (29-25) depuis les tribunes. Blessé, le centre international français n'avait pas participé à la fête.
Plus globalement, la H Cup se refuse à Maxime Mermoz. Champion de France avec l'USAP en 2009, le Français a finalement rejoint le RC Toulonnais cet été. «L'envie de me relancer, de connaître autre chose» commente le joueur. A l'USAP depuis quatre saisons, le voilà parti de l'autre côté de la côte méditerranéenne. Forcément un grand changement.
Parmi les multiples raisons qui l'ont poussé à faire ce choix - «jouer dans un tel effectif, c'est un rêve»- l'idée de retrouver la H Cup n'est pas étrangère. Loin de là, même. «Cela fait rêver, évidemment. Je mentirais si je disais le contraire. Et pouvoir jouer la H Cup a été un élément important dans ma décision de venir ici, à Toulon».
Certainement une des principales raisons, même. Car l'intéressé, qui reste en équilibre pour une place de titulaire indiscutable en équipe de France, sait qu'il ne doit pas perdre le contact avec le très haut niveau s'il veut continuer d'exister dans la hiérarchie en équipe de France. «Jouer la H Cup, cela fait presque parti des critères de sélection. Ce sont des rencontres de très haut niveau, très proches de l'international. On se frotte à des provinces irlandaises ou galloises qui présentent la moitié de l'effectif de leur équipe nationale! Avec la H Cup, on est vraiment tout proche du niveau imposé pendant le Tournoi des 6 nations. C'est un passage presque obligé».
Jouer la H Cup, aussi, c'est une difficulté supplémentaire dans le calendrier d'une saison déjà bien remplie par le Top 14. Mais le RCT par la voix de son manager Bernard Laporte, n'a jamais caché son envie de bien faire la saison prochaine sur la scène européenne. Mermoz justifie: «je ne m'inquiète pas pour cela. Je pense qu'on a l'effectif pour».
Avec les arrivées, cet été, d'Andrew Sheridan, Gethin Jenkins, Chris Masoe, Frédéric Michalak, Nicolas Durand, Nick Kennedy, ou encore Delon Armitage en plus de Maxime Mermoz, le RCT a, une nouvelle fois, consacré un budget important à un recrutement tout à fait exceptionnel.
Reste à savoir si cela va payer et enfin ramener un titre sur la Rade. «J'ai déjà goûté au Bouclier de Brennus. J'aimerais bien le retrouver mais une H Cup, cela doit aussi être quelque chose de merveilleux» commente le joueur.
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