De retour aux affaires après trois années loin du rugby professionnel, David Auradou ne cache pas son ambition sur la scène européenne.
On l'avait quitté joueur, deuxième ligne au Stade français et régulièrement appelé en équipe de France (40 sélections en tout). David Auradou, symbole du Stade français qui gagne, entre 1998 et 2007, quatre titres de champion de France, a d'abord été le fer de lance du pack parisien, avant d'en être le capitaine.
Après trois années retiré des affaires rugbystiques, «Bibi» est de retour sous les couleurs de la capitale en tant qu'entraîneur des avants, associé à Christophe Laussucq et sous la houlette de Richard Pool-Jones. Les anciens sont de retour et ont de l'ambition. A commencer par celle de retrouver de la cohésion au sein de leur effectif.
«C'est en fait le plus compliqué à créer» commente David Auradou. «Mais je sais aussi que l'on ne peut pas atteindre la performance et le haut niveau sans cela. Dans le rugby d'aujourd'hui, tout a beaucoup évolué: les technologies, les méthodes d'entraînement et de préparation. Il y a aussi une course à l'armement qui change la donne. Dans ce contexte, l'état d'esprit est la plus-value humaine qui peut faire la différence. C'est le ciment».
Une volonté de retrouver une vie de groupe qui va de paire avec celle de retrouver le haut de l'affiche. Club majeur des années 2000, le Stade français a perdu depuis de son aura, que ce soit sur la scène française comme européenne. Finaliste en 2001 et 2005 de la H Cup (battu par 34-30 par Leicester puis 18-12 par le Stade toulousain), David Auradou ne cache pas sa volonté de retrouver la reine des compétitions européennes.
«En conférence de presse, le président Thomas Savare a fixé ceux du club: nous qualifier pour la prochaine H Cup. C'est notre volonté à tous. Mais je sais aussi que l'on sera 12 sur 14 à viser ce même objectif. La bataille sera très féroce.»
Féroce la bataille le sera à tous les étages. En championnat, mais en Amlin Challenge Cup également. Engagés dans la poule 5 en compagnie des Newcastle Falcons, des Italiens de Prato et de leurs compatriotes grenoblois, les Parisiens pourront toutefois s'appuyer sur leur expérience, l'année dernière. Sortis premiers tous groupes confondus des phases de poules, il s avaient ensuite écarté Exeter avant de céder, sur la fin, sur la pelouse de Mayol face à Toulon (32-29).
A eux de faire mieux cette saison s'ils veulent, à l'image de Biarrtiz la saison dernière, remporter la compétition. La H Cup est aussi à ce prix.