Malgré les gros efforts financiers consentis, le Racing-Métro 92 n'est jamais parvenu, lors des deux dernières saisons, à survivre aux phases de poule.
Sur le papier, le club francilien avait pourtant tout pour exister sur la scène européenne. Un pack solide, du talent dans toutes les lignes et des joueurs du calibre de François Steyn, Juan Martin Hernandez ou Jacque Cronje aux postes clés. Tout, sauf peut-être le vécu collectif. Car à l'image des Clermontois pendant longtemps, les Racingmen ont peiné à montrer leur meilleur visage en H Cup.
Depuis son retour dans l'élite du rugby français, le Racing-Métro 92 n'a pourtant pas une seule fois manqué la qualification pour la reine des compétitions européennes. Engagé, en 2010-2011, en compagnie de l'ASMCA, des Saracens mais surtout du futur champion, le Leinster, le groupe s'annonçait évidemment redoutable. Trop, certainement, pour un groupe découvrant la compétition.
Les regrets, la saison dernière, sont légitimement plus important. Parce que, pour leur deuxième apparition dans la compétition, les joueurs du président Lorenzetti pouvaient légitimement nourrir de grandes ambitions, engagés dans la poule 2 en compagnie des London Irish, de Cardiff et d'Edimbourg. Las. Battus dès la première rencontre, sur leur pelouse par les Cardiff Blues (26-20), les Parisiens mettaient déjà en péril leur futur dans la qualification.
Pour cette saison, les voilà donc prévenus. Attention au faux départ. Problème: la chance au tirage ne semble toujours les accompagner. Gonzalo Quesada évoque ses futurs adversaires avec beaucoup d'humilité. «Dans un tirage au sort d'une compétition comme la H Cup, il faut s 'attendre, quoi qu'il en soit, à affronter de grandes équipes. Mais il est vrai que cette poule 1 va être très compliquée. Quand on voit le Munster, de retour à un grand niveau, son stade et son ambiance incroyable, les Saracens, champions d'Angleterre la saison dernière, équipe très puissante basée sur des joueurs sud-africains qui on redonné du souffle à cette équipe, et Edimbourg face auxquels nous avons perdu deux fois dans le money-time la saison dernière et qui a fini par mourir en demi-finale de la compétition, on comprend que ce sera difficile. J'espère que pour les autres équipes, affronter le Racing leur paraîtra aussi compliqué car je crois que nous avons montré de belles choses cette saison, échouant souvent sur des détails.»
Pierre Berbizier, au moment du tirage au sort, ne disait pas autre chose. «Encore une belle poule, après celles de nos deux premières années dans cette compétition. C'est l'une des poules les plus compliquées avec des formations expérimentées. C'est un peu le groupe de la mort». Groupe de la mort ou pas, le Racing se doit désormais d'exister en H Cup s'il a la prétention de devenir un grand d'Europe.
L'inter-saison n'a cependant pas été de tout repos dans la capitale française. Pierre Berbizier démis de son rôle de terrain, c'est Gonzalo Quesada qui a pris le costume d'entraîneur en chef, en plus de celui d'entraîneur des trois-quarts. De retour aux affaires, le Fidjien Simon Raiwalui s'occupera des avants avec l'appui de Patricio Noriega pour la mêlée fermée.
Nouveau staff, pour nouvelles ambitions?