Le pilier de Toulon Jean-Charles Orioli espère connaître une grande première vendredi.
Le joueur de 22 ans disputera au Twickenham Stoop face au Biarritz Olympique la première finale de sa jeune carrière, celle de la Amlin Cup.
Orioli prendra place sur le banc des remplaçants dans ce match 100% français. Une présence logique pour un joueur qui a participé à huit matches de la campagne européenne toulonnaise cette saison.
Pour certains de ses coéquipiers, l'amer goût de la finale perdue il y a deux ans face aux Cardiff Blues est toujours vivace. Mais lui n'était pas à Marseille en 2010 et il ne veut pas passer à côté de sa première finale.
« Ce sera ma première finale en tant que joueur professionnel », a dit Oriolo, qui espère voir son club remporter enfin un titre, ce qu'il n'a fait depuis 1992.
« On ne joue pas une finale tous les jours. C'est un très gros événement et j'ai vraiment hâte d'y être.
« J'ai vraiment bien aimé la façon dont on s'est qualifié contre le Stade Français en demi-finale. Jouer une demi-finale au Stade Mayol, c'est forcément quelque chose de spécial.
« Cela faisait longtemps que l'on n'avait pas joué un match avec un tel enjeu à Toulon. J'en avais mal au ventre avant le coup d'envoi ! Toulon, c'est mon club, ma deuxième famille et j'étais vraiment très excité par cette demi-finale.
« Il y avait tellement d'émotions. D'avoir gagné ce match à la dernière minute les a encore décuplé.
A cinq minutes de la fin, nous ne savions toujours pas si nous allions aller à Londres ou pas. Il nous a fallu un drop de Sir Jonny (Wilkinson) pour nous sortir du piège. Gagner ce match dans les dernières secondes était incroyable.
« Ce n'est pas facile de dire si je progresse mais je sus en tout cas ravi d'avoir la confiance de mes entraîneurs et j'apprends autant que je peux. Un match comme cette demi-finale, ça vaut dix matches du Top 14 ou 100 en juniors en termes d'expérience.