Le Biarritz Olympique s'est donné une belle bouffée d'air dans la perspective de la finale de Amlin Challenge Cup contre Toulon au Twickenham Stoop vendredi soir. En plus du maitien, le BO a ou compter sur Imanol Harinordoquy pendant les quatre vingt minutes lors de la dernière journée de Top 14.
Le capitaine basque et troisième ligne était de retour sur les terrains lors de cette jolie victoire finale 16-5 sur le Stade Français, après avoir récupéré d'une blessure au genou.
« Il a pu se reposer tranquillement pendant deux semaines, il en avait vraiment besoin. Maintenant, nous allons avoir besoin d'un grand Imanol vendredi en finale », dit Patrice Lagisquet, le directeur du rugby du club.
« Cette finale est très importante pour le club parce qu'il est très attaché à la H Cup. Nous avons déjà atteint deux fois la finale et on la joue depuis douze ans d'affilée. »
« Cela a joué un grand rôle dans le développement du club et je ne veux pas imaginer la prochaine H Cup sans Biarritz. Ce serait vraiment une énorme déception pour les joueurs et les fans de ne pas en être la saison prochaine. »
Les oppositions entre les deux clubs en Top 14 ont tourné à l'avantage de l'hôte, mais Toulon a réalisé une bien meilleure campagne, finissant troisième de la phase régulière, après une dernière victoire le week-end dernier 29-5 face à Lyon, déjà condamné à la Pro D2. Biarritz n'a lui fini qu'à la 9e place.
« L'an passé, Toulon, confortable 3e cette saison, n'avait pas réussi à se qualifier pour les play-offs. Mais c'est une évidence de dire qu'avec son effectif, le RCT fait maintenant partie des grands clubs de notre championnat. »
« Il faut toujours attendre quelques années avant de décrocher un premier titre, comme le dit d'ailleurs leur président Mourad Boudjellal. Mais le plus tôt est toujours le mieux et ils veulent confirmer leur progrès. »
« Leur dernier titre de champion remonte à 20 ans maintenant et je me souviens bien de cette finale face à Biarritz en 1992. Je jouais alors à Bayonne et je me souviens que Toulon avait créé la surprise avec de jeunes joueurs comme Yann Delaigue ou Marc de Rougemont. »
« Les Varois sont très forts en mêlée et en défense, avec un joueur comme Steffon Armitage, brillant depuis quelques semaines. Mais ils ont aussi énormement de talent dans les lignes arrières avec Jonny Wilkinson, Sebastien Tillous Borde, Matt Giteau, David Smith et Alexis Palisson, autant d'internationaux de classe mondiale. »
« Nous n'allons pas établir un plan spécial anti Wilkinson mais une chose est sûre : nous devrons être très disciplinés pour ne pas lui offrir trop de munitions. »
« Avec Benoît Baby blessé, je dois faire des choix mais j'ai le bonheur d'avoir de nombreuses possibilités. C'est toujours difficile de faire des choix et je ne pourrai malheureusement contenter tout le monde pour ce qui est le match le plus important de la saison. »
« Nous avons battu les London Wasps en quart de finale mais si l'on répète ce genre de performance, nous ne gagnerons pas cette finale. On ne peut pas offrir deux essais comme ce jour-là. Mais en finale, tout peut arriver. »
« La seule chose dont je sois sûr, c'est que ce sera un match serré. »