Harry Williams s'en souvient comme si c'était hier. C'était pourtant il y a treize ans déjà, mais il serait le plus heureux des anciens entraîneurs si l'Ulster Rugby venait à ajouter un nouveau trophée de H Cup dans sa vitrine, en battant le Leinster lors de la finale de la 17e coupe d'Europe, le 19 mai à Twickenham.
C'est lui qui était sur le banc en 1999, lorsque l'Ulster devint le premier club irlandais sacré champion d'Europe. Mais depuis cette époque dorée, la province n'est parvenue qu'une seule fois à se hisser jusqu'en phase finale, en 2011, sortie en quart de finale par Northampton.
« C'est toujours agréable d'être le premier à réaliser quelque chose, mais on aimerait bien être rejoint par cette génération », dit l'ancien professeur de Holywood, qui a guidé une équipe emmenée par son capitaine Davis Humphreys à la victoire finale contre Colomiers 21-6 dans l'ancien Lansdowne Road. »
« C'est une grande performance d'avoir attient la finale. J'ai pu parler avec quelques joueurs de 1999 depuis la demi-finale et tous sont ravis de voir enfin l'Ulster jouer une autre finale. »
« J'ai bien sûr regardé la demi-finale et j'ai trouvé l'équipe très réaliste, occupant parfaitement le terrain, gardant la plupart du temps la pression sur son adversaire écossais, ce qui est la clé dans un match de coupe. »
« On a vu beaucoup de belles offensives, un jeu spectaculaire. Mais s'il faut gagner sans plaire, alors c'est ce qu'il faut faire. »
« Ces trois dernières années, le Leinster a été exceptionnel, la meilleure équipe d'Europe. C'est dur de trouver une faiblesse dans leur jeu et ils seront logiquement favoris. Mais sur un match, tout peut arriver. »
« L'Ulster est maintenant une équipe rugueuse, difficile à bouger. Johann Muller a apporté du muscle et ils possèdent désormais un pack efficace dans les tâches de l'ombre. La ligne arrière compte elle quelques jeunes très prometteurs.
« Ils vont avoir un sacré boulot contre le Lienster mais ça va être un match fabuleux et je ferai tout mon possible pour être à Twickenham le jour de la finale. »
« C'est vraiment génial de parler de la finale de 2012 parce qu'il est vraiment temps de ranger celle de 1999 au rang des bons souvenirs. On va peut-être moins entendre parler des vieux comme moi ! Des gens m'ont déjà demandé si j'avais prévu quelque chose avant la finale. C'est signe que l'atmosphère familiale est toujours là. »
" Avant celle de Dublin, on s'était dit avant le match qu'en cas de victoire, nous serions amis à vie. Ca sonne toujours juste à mon oreille. »
" Moi, depuis que je ne suis plus président du Bangor FC, je ne suis qu'un simple spectateur, et pas un très bon. J'ai toujours cette casquette d'entraîneur sur la tête et je n'arrive pas à voir le match comme un spectacle. Il faut toujours que j'analyse tout ce qui se passe. »