Pour le président du Biarritz olympique, Serge Blanco, le maintien en Top14 va libérer son équipe dans la préparation de sa finale en Amlin Challenge Cup.
Le 18 mai, Biarritz affrontera Toulon au Twickenham Stoop pour décrocher un premier titre sur la scène européenne et par la même occasion, décrocher une précieuse qualification pour la Heineken Cup.
Les Basques auront la conscience tranquille ayant assuré le maintien avant même la dernière journée de championnat, en décrochant un précieux point de bonus défensif à Montpellier qui les positionne à 6 longueurs de Brive 13ème.
La relégation a longtemps menacé le club au cours d'une saison décevante mais le légendaire arrière de l'équipe de France et du Biarritz Olympique insiste sur l'unique objectif de son équipe: le titre de Amlin Challenge Cup.
« Non, franchement pas un soulagement parce que, de toute façon, j'étais convaincu qu'on ne descendrait pas. Par contre, ce qui est bien, c'est qu'il intervient une semaine plus tôt que prévu, » a confié Blanco au Sud-Ouest
« Cela va nous permettre de nous consacrer complètement à la finale du Challenge européen face à Toulon. »
Une victoire en Amlin Challenge Cup viendrait adoucir une saison décevante où Biarritz n'a remporté que 9 victoires en 25 matchs de Top14. Mais la montée en puissance de la jeune génération et une fin de saison irrésistible ont convaincu Blanco, les beaux jours arrivent sur la côte basque.
« Je suis avant tout convaincu des forces du Biarritz Olympique, » ajoute Blanco
« Dans une saison, il peut y avoir des accidents, et on aurait peut-être pu descendre, mais c'était avant tout une question de « matériel ». On a bien vu que quand on a récupéré tout notre monde, on a réussi une belle série lors des huit ou neuf derniers matches (5 victoires et deux défaites avec bonus défensifs en championnat, deux victoires en Challenge).
Les doutes, on ne pouvait les avoir que simplement par rapport à nous, moins par rapport au reste. Mais on a toujours continué à avancer en affichant nos convictions, notamment avec les jeunes. »
« L'avenir s'annonce très, très bien. Il s'est amorcé cette saison avec tous ces jeunes. Vous évoquez un accouchement dans la douleur, pourquoi pas. On a vécu un cas unique en début de championnat, avec nos absents au Mondial et tous ces jeunes joueurs qui ont dû participer au début de saison. À un moment, on s'est dit : qu'est-ce qu'on fait ? On a pu râler, parce que tout n'était pas positif, c'était normal, parce que tous ces jeunes devaient apprendre. Mais on les a fait jouer, un, deux, trois, quatre à la fois… »
« Regardez contre Montpellier, la troisième ligne n'était composée que de jeunes que nous avons lancés (23 ans pour Raphael Lakafia et Wenceslas Lauret, 22 ans pour Talalelei Gray). Et le jeune Barraque (21ans), il s'est montré très intéressant au pied. »