Aurélien Rougerie guidera ses troupes lors de l'historique demi-finale de la H Cup à Bordeaux dimanche prochain. « Nous n'avons encore rien gagné », dit-il.
Le dernier club français encore en course défiera le Leinster, tenant du titre, au stade Chaban-Delmas après avoir enfin passé le cap des quarts de finale après trois échecs, en 2000 face à Toulouse, en 2002 contre le Castres Olympique et, plus récemment, contre le Leinster déjà, en 2007, lors d'un match resté dans l'histoire (28-29) à Dublin.
En début de mois, ils ont validé leur billet pour la demie à Vicarage Road, au prix d'une victoire face aux Saracens (22-3) et affronteront le club de l'ancien adjoint de Vern Cotter, le coach auvergnat, présent à Clermont lors du premier titre de champion de France de 2010.
« Nous devons rester calmes et concentrés parce qu'il reste un long chemin à parcourir », assure le trois-quart centre international, finaliste de la dernière Coupe du monde face aux All Blacks. »
« C'est génial d'être dans le dernier carré de la H Cup, mais on doit continuer de bosser parce qu'on n'a encore rien gagné. »
« Chaque titre a une saveur unique mais c'est vrai que ce serait formidable de remporter la H Cup l'année du centenaire du club. »
Clermont a déjà remporté par deux fois la Amlin Challenge Cup, en 1999 et 2007, mais ils avancent maintenant en terre inconnue. Aurélien Rougerie craint particulièrement la grande expérience du Leinster dans ces matches décisifs et pensent que les Irlandais seront favoris, portés par leurs titres de 2009 et 2011.
« Déjà lors de la semaine précédant notre match à Montpellier ce week-end, nous avons regardé le quart de finale du Leinster face à Cardiff. Mais nous avions déjà une idée assez précise sur cette équipe que nous avons joué en poule la saison dernière. »
« Ils ont de grands joueurs dans toutes les lignes mais leurs principaux atouts sont sûrement leur deuxième ligne et leur ligne arrière, très véloce. Ce sera un énorme défi que d'affronter Rob Kearney, Brian O'Driscoll et Gordon D'Arcy.
« Une chose est sûre, leur expérience va beaucoup les aider. S'ils sont menés au socre, ils ne paniqueront pas. Ils ont montré ces qualités lors de la finale de l'année dernière face à Northampton. C'est très important de savoir gérer une foule de petits détails lors d'une demi-finale européenne. »
« Joe connaît le club parfaitement mais cela ne nous inquiète pas. Il fait un boulot remarquable à Dublin, avec des joueurs de classe mondiale sous ses ordres. Il sait nouer des relations fortes avec ses joueurs et sait comment les guider. »
« Lors du quart de finale contre les Saracens, on a tous individuellement livré une grosse partie, moi comme les autres. Nous voulions absolument cette victoire et on y a mis les ingrédients qu'il fallait. C'était vraiment un succès collectif. Les performances individuelles ne peuvent être bonnes que si l'équipe tourne rond. »
« Lee Byrne, Nathan Hines et Sitiveni Sivivatu ont amené beaucoup à l'équipe, leur fraîcheur, leur expérience. C'est vital pour l'équipe d'avoir des joueurs de cette importance. Ils font un travail remarquable et entraînent les jeunes dans leur sillage.
« C'est toujours agréable de croiser des joueurs d'horizons divers et tous sont parfaitement intégrés à l'équipe. L'état d'esprit général est fabuleux et je suis sûr que ça voit sur le terrain.
« C'est un gros défi d'être encore en course en Top 14 et en H Cup et nous espérons aller le plus loin possible dans les deux compétitions car nous allons tout jouer à fond. »