Le Biarritz Olympique a disputé 12 Heineken Cup à ce jour, et Iain Balshaw espère bien que le club va se qualifier pour une 13eédition. Il leur faudra pour ça remporter l'Amlin Challenge Cup, le vendredi 18 mai au Twickenham Stoop. En ajoutant son nom au palmarès de l'épreuve, Biarritz se qualifierait pour la « grande » Coupe d'Europe.
S'il en arrive à cette extrémité, c'est que le BO est bien trop à la traîne en Top 14 pour espérer une place qualificative en H Cup la saison prochaine, 10e malgré son succès de prestige face à Clermont samedi dernier (15-14).
Biarritz s'est qualifié pour cette phase finale de l'Amlin Challenge Cup en tant que l'un des trois meilleurs deuxièmes de poules en H Cup, en compagnie des Scarlets et des Harlequins, qui va ainsi pouvoir défendre son titre. Le club basque, pour passer ce quart de finale, devra gérer un voyage périlleux à l'Adams Park pour défier les London Wasps.
« On n'a plus aucune chance de nous qualifier par le biais du championnat, alors l'Amlin Challenge Cup est devenue un réel objectif pour nous », tonne l'arrière Balshaw, 35 fois international anglais et retenu pour la tournée des Lions Britanniques et irlandais en Australie en 2001.
« L'Amlin Challenge Cup est une grande compétition et nous ne sommes qu'à trois matches du trophée, même si ce sont trois matches très difficiles. C'est source d'une forte motivation, comme le ait que le vainqueur soit qualifié pour la prochaine Heineken Cup. »
« Nous voulons jouer la plus grande compétition de clubs au monde, c'est-à-dire la Heineken Cup. Nous avons été extrêmement frustrés cette saison par notre inconstance, aussi bien au niveau du jeu que des résultats. »
« Ces pertes de balles, ces turn-overs nous ont souvent fait très mal. Quand vous rendez douze ballons par match, votre adversaire finit toujours par en exploiter certains et vous punir au tableau d'affichage. Mais nous savons aussi que lorsque la machine tourne, nous pouvons rivaliser avec n'importe qui. »
Bien sûr, je connais bien les Wasps et leur directeur du rugby, Dai Young, un formidable manager. Mais on sait aussi qu'ils luttent en Premiership et que leur infirmerie compte quelques blessés longue-durée. Mais ils auront ausrotut l'avantage de jouer à domicile. »
« Nicky Robinson est un de leurs joueurs-clés, mais ils possèdent aussi une ligne arrière dynamique et avants puissants. Si on leur offre des munitions, ils sauront en utiliser quelques-unes. »
« Mais si on se concentre sur nos nous-mêmes et nos fondamentaux - la mêlée, la touche, le jeu au pied - nous avons ensuite certains joueurs capables eux aussi de faire la différence. »
Biarritz pourrait être privé de son centre Damien Traille. Le remplaçant lors de la finale de la Coupe du monde cet automne, 32 ans, souffre du pied depuis la victoire à Lyon (34-17) il y a dix jours.
Les autres finalistes en Nouvelle-Zélande, Dimitri Yachvili et Imanol Harinordoquy, sont eux de retour aux affaires après le Tournoi des VI Nations.
« Leur rôle sera vital pour se frayer une place en demi-finale. Ces types apportent leur expérience à l'équipe, » dit Balshaw. Dimitri est l'un des meilleurs demi de mêlée du monde et il bute comme personne. Il est essentiel dans notre jeu et on voit bien lorsqu'il n'est pas là. Imanol, c'est notre talisman, en plus d'être un des plus grands troisièmes lignes de ce jeu. Son abattage est phénoménal. Nous sommes heureux de voir notre effectif presque au complet et a très envie de relever ce défi que constitue ce match à Londres. Nous voulons absolument nous qualifier pour les demi-finales. »