Dans leur préparation pour le quart de finale de H Cup, les Toulousains ne tablaient certainement pas sur l'accroc connu sur la pelouse du promu bordelais (18-17) week-end dernier.
Un accident de parcours qui impose une légère remise en question dans les rangs haut-garonnais. Sans parler de doute. Les Toulousains ont bien trop l'habitude de ces rendez-vous décisifs pour céder à l'affolement.
«Cette défaite contre l'Union a le mérite de remettre les choses à leur place. C'est une leçon» analyse le troisième ligne et capitaine toulousain Jean Bouilhou, dans les colonnes de Midi Olympique.
En toile de fond des problèmes rencontrés par le Stade toulousain dans la mise en place de leur jeu, un Tournoi des 6 nations ayant mis à contribution neuf de leurs joueurs, forcément des cadres, pendant un mois et demi. Avec seulement deux semaines restantes avant le quart de finale de H Cup, à Edimbourg, dont une première consacrée à la récupération pour trois joueurs (Thierry Dusautoir, Yoann Maestri et Jean-Baptiste Poux), difficile d'aborder l'événement dans des conditions idéales.
«Depuis un mois et demi on se serrait les coudes avec des principes basiques. Maintenant, il faut retrouver de l'ambition. Mais cela ne peut pas se faire du jour au lendemain et nous n'avons pas beaucoup de temps» concède Jean Bouilhou, toujours dans Midi Olympique.
«Il faut se remettre en question. Plus d'application, plus de rigueur, de maîtrise. Il faut se remettre au travail plus sérieusement. Si on veut aller plus loin, ça ne va pas passer» prévient le jeune demi de mêlée Jean-Marc Doussain.
Pas d'affolement pour autant. Le Stade toulousain a prouvé maintes fois, par le passé, sa dangerosité lorsqu'il est «vexé». Montpellier en sait quelque chose. En décembre, après s'être incliné à domicile (31-24) face aux Harlequins de Londres en poule de H Cup, les champions de France en titre étaient aller se refaire la cerise, la semaine suivante, sur la pelouse des Héraultais. Et de quelle manière! Trois essais et 28 points au pied de Lionel Beauxis (score final 25-45).
Toulouse n'est pas quatre fois titré en coupe d'Europe pour rien. Nul doute qu'il sera prêt, le 7 avril à 16h (heure française) pour en découdre avec les Ecossais d'Edimbourg.