Vainqueur de la H Cup la saison passée avec le Leinster, l'Écossais Nathan Hines est encore en course, cette saison avec Clermont.
La carrière de Nathan Hines mériterait bien cela. Joueur exemplaire et combattant de la première heure, le deuxième ligne Écossais a l'occasion, cette saison, d'accrocher une deuxième H Cup à son palmarès... dans un club différent!
Vainqueur la saison passée de la compétition avec le Leinster, Hines connaît cependant toute la difficulté d'une telle quête.
«Le plus dur, c'est la répétition. Chaque match, que ce soit en poule ou en phase finale, il faut jouer à 100%. Être capable de sortir un grand match chaque week-end. La H Cup est à ce prix».
L'Écossais se souvient de la saison passée comme le meilleur des exemples. «En demi-finale, nous avions battu Toulouse au terme d'un match superbe. En finale contre Northampton, nous passons à côté de notre première période. Et la sanction avait été immédiate».
Les Irlandais l'avaient tout de même emporté (33-22). La joie de gagner une coupe d'Europe avait alors été immense. Unique en son genre.
«C'est le plus grand moment de ma carrière en club. Surtout avec cette première période catastrophique. A la mi-temps, on s'est simplement dit qu'étant donné le scénario, on avait l'occasion d'écrire l'histoire».
A Clermont cette saison, Nathan Hines reste en course pour un doublé historique. Et le joueur croît en les chances de son nouveau club.
En commençant par le quart de finale, le 8 avril chez les Saracens de Londres. «Il faut que l'on retrouve de la cohésion avec tous nos internationaux, après cette trêve international. Mais les joueurs se connaissent bien. Tout devrait être en ordre avec d'aller à Londres».
Sur le sujet, l'entraîneur Vern Cotter a décidé de mettre son groupe sous pression. «Sur les deux prochaines rencontres de championnat, on essaiera de donner du temps de jeu à tout le monde. Ensuite, on fera simplement jouer les meilleurs. Une chose est sûre: le statut d'international ne donne aucune garantie pour avoir sa place face aux Saracens».
Nouvel acteur majeur sur la scène européenne, l'ASMCA n'en reste pas moins un concurrent des plus sérieux dans la course à la consécration. Surtout, le groupe auvergnat reste marqué par sa défaite, en quarts de finale déjà (stade qu'elle n'a jamais dépassé dans la compétition), il y a deux ans sur la pelouse Leinster (29-28). Un match que Nathan Hines jouait. Dans le camp d'en face.
«Ce jour là, on avait eu de la chance. Ici, à Clermont, ce match a marqué les esprits des joueurs. C'est une expérience sur laquelle on pourra s'appuyer cette saison» conclut Nathan Hines.