Julien Bonnaire espère se servir de la passion et du pouvoir de la H Cup pour assourdir la peine provoquée par le Tournoi des VI Nations, manqué par les Bleus.
Le troisième ligne de l'ASM Clermont Auvergne, 75 sélections, a fait ses débuts internationaux sur le banc lors du Grand Chelem du XV de France en 2004. Il était encore là six ans plus tard pour un nouvelle copie parfaite dans une épreuve qu'il a aussi remporté en 2006 et 2007. L'automne dernier, il disputait enfin la finale de la Coupe du monde 2011.
A présent qu'il a mis un terme à sa carrière internationale, il va pouvoir se concentrer exclusivement sur son club. Il aimerait tant combler ce vide dans son palmarès qu'est l'absence d'un titre européen. Ça passe d'abord par Vicarage Road où Clermont disputera son quart de finale contre le champion d'Angleterre, les Saracens, le dimanche 8 avril (16h30).
« C'est un sentiment étrange d'arrêter ma carrière internationale, même si j'ai pris cette décision il y a quelques mois déjà. Je suis ravi de l'avoir prise, je vais pouvoir passer plus de temps en famille », souffle Bonnaire.
« Mais nous avons ce gros challenge qui nous attend, ce quart de finale dans trois semaines. C'est un match qui va m'aider à tourner la page et à me concentrer sur de nouveaux objectifs.
« Ce quart de finale est très important pourtant parce que je veux gagner la H Cup avant la fin de ma carrière, qui n'est plus si lointaine. Ce sera compliqué à l'extérieur, c'est sûr, mais rien n'est impossible. Nous avons quelques bonnes valeurs dans cette équipe, je pense qu'on peut le faire. »
Si Clermont trace sa route jusqu'en finale, soit trois matches, Julien Bonnaire, 33 ans, pourrait jouer son 50e match dans l'épreuve à Twickenham. Surtout, Clermont pourrait enfin passer un cap - les quarts de finale - son meilleur résultat jusque-là.
« C'est toujours difficile de revenir en club après le Tournoi des VI Nations. Avec ce match capital face aux Saracens qui approche déjà, ça pourrait être plus simple que d'habitude. Et mes jeunes partenaires Wesley Fofana et Jean-Marcellin Buttin ont goûté au très haut niveau international. Une bonne chose pour nous », ajoute Bonnaire.
« Un quart de finale de H Cup, c'est presque aussi intense qu'un match du Tournoi des VI Nations. »