En tête du championnat de France, Clermontois et Toulousains confirment leur suprématie hexagonale et sont les deux dernières équipes françaises à avoir leur destin entre leurs mains. Biarritz n'est pas encore mathématiquement éliminé.
La rengaine se vérifie, week-end après week-end. Toulouse et Clermont, respectivement premiers et deuxièmes du Top 14, sont également les plus belles chances françaises sur la scène européenne. Au moment d'aborder la dernière rencontre des phases de poule avant les quarts de finale, les deux club ont à leur crédit d'avoir leur destin entre leurs mains. Avec, toutefois, des challenges divers.
Alors qu'ils comptent deux défaites (en Ulster et à Leicester) lors de leurs cinq premiers matchs, les Clermontois ont bénéficié d'un jeu de chaises musicales à trois et de quatre bonus glanés pour aborder cette dernière rencontre en position idéale. Pour leur «huitième de finale», ils auront l'avantage de recevoir. Primordial quand on connaît la force des Auvergnats à domicile.
Face à l'Ulster samedi après-midi (16h40 au Parc des sports Marcel-Michelin) le deal des Clermontois sera à la fois simple et compliqué: gagner, tout d'abord, est une obligation. Une victoire sans laisser de bonus aux Irlandais, et les portes des quarts de finale s'ouvriront pour tout le peuple auvergnat. En cas de bonus défensif glané par l'Ulster, la qualification se jouera à l'écart de points marqués lors des affrontements directs (les Clermontois ont pour l'instant un déficit de cinq points) ou au nombre d'essais (au match aller, les deux équipes avaient marqué un essai chacune).
Pour les Toulousains, l'équation est plus simple: une victoire sur la pelouse de Gloucester enverra automatiquement les quadruples champions d'Europe au stade des quarts de finale, comme tous les ans depuis la saison 2007-2008. Attention tout de même, les supporters Rouge et Noir se souviendront que l'an dernier, le Stade toulousain avait échoué chez les Wasps, lors de la dernière journée des phases de poule, dans leur quête de quart de finale à domicile. Un sacré défit en perspective, donc, pour les Haut-garonnais.
Pour les autres équipes françaises, le destin est déjà scellé. A l'exception du Biarritz olympique. Défaits dimanche après-midi sur la pelouse des Saracens, les Basques conservent une chance infime de qualification. Il faudrait, pour cela, qu'ils fassent un carton plein, dimanche à domicile contre les Ospreys (14h) et que dans le même temps, les Saracens ne prennent aucun point à Trévise. Assez peu probable, mais sait-on jamais.