Habitué des phases finales de H Cup, le Biarritz olympique se trouve face à un énorme défi : pour prolonger le rêve européen, les Basques sont dans l'obligation de l'emporter sur le terrain des Saracens.
Défaits sur le terrain de Trévise, en décembre dernier, le Biarritz olympique se retrouve en situation délicate dans l'optique d'une qualification pour les quarts de finale. Alors qu'ils se déplacent, dimanche à 15h00, sur la pelouse du Vicarage road des Saracens, les Basques sont dans une situation comptable périlleuse: deuxièmes avec deux points de retard sur leur hôte. Autant dire que tout autre résultat qu'une victoire les condamnerait presque automatiquement à dire au revoir à la première place. La seconde place qualificative paraîtrait, elle-aussi, difficile d'accès.
Un état des lieux comptable qui pousse les Biarrot à aborder leur déplacement aux Saracens comme un huitième de finale. «Avec notre boulette de la défaite à Trévise, ce sera très compliqué de terminer dans les meilleurs seconds qualifiés si jamais on perd chez les Saracens. Il faudrait alors regarder les classements pour entrevoir une petite possibilité mais ce serait compliqué. Alors il faut gagner» assurait vendredi Patrice Lagisquet, l'entraîneur Biarrot, à l'Agence France Presse.
En grande difficulté lors de la première moitié de championnat, le Biarritz olympique a clairement profité du retour de ses internationaux pour se refaire la cerise. Alors qu'ils restent sur deux victoires consécutives en championnat, les entraîneurs espèrent capitaliser sur ce début de série pour accumuler de confiance. Tout en s'attendant à un gros rendez-vous, sur la pelouse de Vicarage road. Patrice Lagisquet: «Le match des Saracens à Biarritz était vraiment de haut niveau. Pour l'avoir revu en début de semaine je me suis régalé. Il y avait tous les critères d'un match international au niveau des statistiques. Et très plaisant au niveau de la dimension du jeu. Il faut s'attendre à un nouveau rendez-vous de haut niveau».
Pour cette rencontre, les Biarrots pourront compter sur leur numéro neuf international Dimitri Yachvili, chef d'orchestre de l'équipe et dont le retour sur le terrain fut prépondérant dans le rebond du club basque. Surtout, la présence d'Imanol Harinordoquy, victime d'une inflammation au ménisque et absent depuis le match à Trévise, le 16 décembre dernier, n'est pas encore exclue. «Ce n'est pas douloureux mais il y a toujours du liquide qui s'y balade. […] Comme le match face aux Saracens a lieu le dimanche, ça me donnera un peu de temps» déclarait cette semaine le troisième ligne international.
Avec ces deux-là sur le terrain, le BOPB est capable de bien des exploits. Pourquoi pas celui de gagner aux Saracens?