« Toulouse ne va aller qu'en s'améliorant », comme l'a annoncé froidement l'ancien ouvreur des All Blacks Luke McAlister après que les Toulousains ont brusquement mis un terme à la série de 14 victoires successives des Harlequins sur une victoire convaincante de 21-10 vendredi soir au Twickenham Stoop lors de la 3e Journée du tournoi.
La rencontre entre les deux leaders des championnats anglais et français a permis à Toulouse de se hisser en haut de la Poule 6 avec quatre points d'avance. Le match retour aura lieu dimanche après-midi dans l'ambiance intimidante et bruyante du Stadium de Toulouse.
« C'était un gros match pour nous ; les Harlequins étaient dans une bonne dynamique après avoir enchaîné 14 victoires d'affilée donc les battre signifie énormément pour nous », a-t-il déclaré.
« Nos avants nous ont donné de bons ballons pour faire notre travail, et on a été gâtés à ce niveau-là car ça nous a permis de marquer deux beaux essais. »
« Cela dit, ça va être compliqué le week-end prochain quand ils vont venir sur notre terrain car ils vont tout donner donc cette semaine on va devoir se concentrer sur notre force physique car les Harlequins sont très physiques. On doit aborder le match dimanche et remplir notre contrat. »
« On sait tous qu'on doit gagner à domicile et le match retour est crucial. On sait aussi que Gloucester est venu ici et a failli l'emporter sur notre pelouse, mais même si la tâche s'annonce ardue contre les Harlequins, on a hâte de relever le défi. »
« Les Harlequins savent bien comment construire leurs phases de jeu par conséquent c'était un bon point pour nous de pouvoir rivaliser avec eux car leur force physique est un aspect dominant que l'on retrouve dans les clubs du Premiership. »
« Ensuite on aura deux autres matches compliqués en janvier contre Connacht et Gloucester donc il est vital pour nous de gagner au Stadium et on va se concentrer là-dessus pendant la semaine. »
McAlister et l'Australien Luke Burgess forment la nouvelle charnière internationale des Antipodes et après seulement trois matches ensemble, les signes s'annoncent encourageants pour la suite.
« Je viens d'arriver au club donc l'histoire de Toulouse c'est du nouveau pour moi et même si le club a accompli de belles choses par le passé, c'est évident, il s'agit néanmoins d'une nouvelle équipe avec beaucoup de joueurs qui reviennent de la Coupe du monde. On est tous encore en mode d'intégration », a précisé McAlister.
« À mon avis, on a atteint notre plein potentiel maintenant et, même s'il nous a fallu quelques semaines pour nous lancer, on a fait un bon match contre Toulon avant d'affronter les Harlequins et notre confiance ne fait que s'accroître. »
« On doit continuer à construire notre équipe et avec cette nouvelle combinaison à la charnière avec Luke Burgess et moi, ça va prendre du temps, on n'avait jamais joué ensemble auparavant et c'était seulement notre troisième match. »
« On veut vraiment apposer notre marque ici. J'aime vivre à Toulouse, c'est tellement différent de chez moi, mais on absorbe la culture française et on en profite bien. » 2
McAlister est bien placé pour comparer les différences de styles entre le rugby de club anglais et français, ayant à la fois disputé la H Cup et l'Amlin Challenge Cup avec les Sale Sharks, et il souligne les différentes conditions climatiques comme étant un élément fondamental qui distingue les deux.
« Dans le Premiership, c'est le jeu physique qui prime, les collisions sont plus puissantes et le rythme de jeu est peut-être un peu plus lent » explique-t-il.
« En France, le jeu est plutôt rapide et bien sûr le temps détermine aussi la manière dont le jeu est pratiqué dans chaque pays. »