Malgré trois essais inscrits très tôt, le Racing cède face aux Saracens à Nantes (28-37). Il est éliminé de la compétition avant son dernier match au Munster. Le premier quart de finale de son histoire européenne ne sera pas pour cette année.
C'est accompagnés de beaucoup de regrets que les Ciel et Blanc ont repris le TGV direction Paris. Les voilà éliminés après cette cruelle défaite face aux Saracens, qui devraient eux valider leur billet pour les quarts dimanche prochain.
Ce même jour, le Racing ira terminer son épopée européenne sur les terres hostiles du Munster. Pour l'honneur, une des meilleurs deuxièmes places étant désormais inaccessible.
Owen Farrell, auteur de 32 points, a fini par user la résistance du Racing, qui avait pourtant pris le large très vite après une entame en accéléré.
Dans un stade de la Beaujoire aux couleurs du club francilien, une grosse poussée des avants envoie d'abord Luc Ducalcon en terre promise (7-0, 6e).
Sur une pelouse où les frères Trossero ou le champion du monde Jorge Burruchaga ont flambé par le passé, l'Argentine se met à l'honneur. Bien lancé par Estebanez, Juan Imhoff file une première fois à l'essai.
Cinq minutes plus tard, servi idéalement par Juan Martin Hernandez, il place déjà les siens à un essai du bonus (19-6, 22e).
Seule la précision de l'ouvreur du XV de la Rose, Owen Farrell, permet aux Anglais de rester à flot face au réalisme des Racingmen, par ailleurs trop indisciplinés. Il n'y a qu'un essai d'écart à la pause (25-18).
Les compteurs sont vite remis à zéro après l'essai de Wyles peu après la reprise. S'ensuit un duel de buteurs, entre Descons et Farrell, qui met les siens devant (31-28, 63e). L'Anglais a davantage de munitions et vise juste.
A un essai du bonus offensif après vingt minutes, le Racing ne ramène même pas un bonus défensif de son escapade nantaise. C'est une énorme déception pour Fabrice Estebanez et ses coéquipiers : « On a mis autant d'engagement que de stupidité dans ce match. Il faut se mettre au niveau international », conclut le centre, très agacé. Il a de quoi.