Les Varois poursuivent leur parcours sans faute. Ils ont écrasé les Anglais de Sale (62-0) pour reprendre la tête de la poule à Montpellier. Et se rapprocher sérieusement d'un quart à la maison.
A chacune de ses sorties, Toulon se positionne un peu plus comme un candidat au titre très crédible. Dans un stade Mayol où ils espèrent bien recevoir en quart de finale, ils ont laminés méthodiquement le dernier du championnat anglais, neuf essais à la clé et un bonus empoché avant l'heure de jeu.
Le doute n'a pas existé longtemps, mais il a existé. A quatre reprises, un Toulonnais s'est affalé dans l'en but de Sale. Une vidéo récalcitrante ou un en-avant ont retardé l'inexorable, avant que Jean-Charles Orioli ne trouve enfin la faille et ouvre la brèche.
Avec leur seul courage à opposer à la machine de guerre provençale, les Anglais craquent une deuxième fois avant la pause, troués par un Michalak virevoltant. Et une troisième juste après avec l'essai de Van Niekerk.
L'objectif du jour, le bonus offensif, est décroché à la 50e minute par Davit Kubriachvili, récompensant l'orgie de jeu proposée par la troupe de Bernard Laporte, impressionnante aux quatre coins du terrain, noyant son adversaire sous une marée rouge dont le ressac n'a jamais cessé.
Asphyxiés, les Anglais ouvrent ensuite les portes en grand. Steffon Armitage s'y engouffre d'abord, imité par son frère Delon puis Van Niekerk (50-0, 66e).
L'humiliation est depuis longtemps actée et le dernier quart d'heure est un calvaire pour Sale, qui voit deux dernières vagues arriver. En bout de ligne, Rudi Wulf puis David Smith concluent la démonstration.
Toulon rejoint ainsi les Harlequins et Clermont dans la case des dernières équipes invaincues du tournoi après quatre matches. Son futur adversaire alors sera condamné à l'exploit face à une armada toulonnaise qui fait trembler l'Europe entière. A commencer par les Cardiff Blues, prochain adversaire du RCT à Mayol, qui voudra éviter de prendre la même correction reçue par Sale.