Castres ne voulait plus se cacher, visait le bonus et deux matches à enjeu en janvier. D'une incroyable stérilité pendant plus d'une heure, les Tarnais ont eu toutes les peines du monde à récolter leur troisième victoire en quatre matches.
On jouait la dernière minute d'un premier acte lénifiant quand Matawalu perçait la muraille castraise et envoyait Barclay à l'essai (8-3). Un coup de dague dans le dos d'un CO sans génie et dominé à l'impact.
Avec dix changements par rapport à la victoire en Ecosse il y a huit jours, il se montre fébrile dans la construction et le paie au prix fort.
Le second acte reprend sur le même rythme mais les Tarnais mettent enfin la main sur le ballon et de l'intensité dans leurs intentions. Problème, aucune conversion au tableau d'affichage de cette domination.
Mais les Ecossais, acculés, commettent un nombre incroyable de fautes. A 14, à 13 même pendant quelques minutes, ils résistent jusqu'à la 74e minute. Derrière une énième mêlée enfoncée, un ballon porté est aplati par Caballero. Daniel Kickpatrick transforme et fait passer Castres devant pour la première fois du match.
Le très intransigeant M. Small fera passer une dernière frayeur dans un stade Pierre-Antoine bouillant, sifflant une pénalité qui aurait pu signifier la fin de l'aventure européenne du CO. Peut-être un signe du destin, le poteau renvoie sa tentative.
Ces deux victoires face aux Warriors, aussi serrées furent-elles, permettent au club tarnais de rester en course pour un quart de finale. Il lui reste deux sommets à franchir, le premier à Northampton, le second face à l'Ulster, vaincu hier par les Saints (10-9).