Evènement historique pour le club, pour sa deuxième participation, le MHR a glané sa première victoire à l'extérieur en Heineken Cup, la semaine dernière à Cardiff. Il doit désormais enchainer à domicile face aux Gallois (samedi à 19h), afin de, pourquoi pas, se prendre à rêver.
«C'est vrai que nous commençons à regarder ce que font les autres deuxièmes, à nous intéresser au classement et à faire des calculs», reconnait le demi d'ouverture François Trinh-Duc. L'aveu est fait, et s'il est dit à demi-mot que Toulon ne devrait pas être inquiété pour la première place, l'appétit du joueur international est significatif.
Montpellier a donc, pour la première fois de son histoire, à mi-parcours de la phase de poule, une chance réelle, quoique encore mince, d'accéder à l'étape suivante.
Mais les Cistes doivent d'abord se concentrer sur les Blues, une équipe toujours coriace. Même s'ils devront se passer des services de Mamuka Gorgodze, suspendu jusqu'à fin décembre.
Cette équipe galloise compte par ailleurs sur son jeune demi d'ouverture, Rhys Patchell, pour la faire avancer comme il l'a fait de main de maître à l'aller. « Nous ne le connaissions pas ! C'est un très bon buteur, et il nous a baladé pendant toute la deuxième mi-temps », avoue Benoit Paillaugue. Alexandre Bias abonde dans ce sens : « Il était en feu ! En plus il joue assez loin de la ligne, il était donc difficile d'aller l'attraper. »
Cadenassé le maître à jouer gallois, ainsi que soigner la discipline (le MHR a concédé seize pénalités à Cardiff), seront sans doute quelques-unes des clés de la rencontre samedi. Qui pourrait leur permettre, en cas de bonus offensif, de maintenir l'écart avec Toulon (cinq points). Et d'entretenir un doux rêve de quart de finale.