Tout autre résultat qu'une victoire à Edimbourg vendredi soir serait rédhibitoire pour les espoirs de qualification du Racing. Les Ciel et Blanc seront donc très ambitieux à Murrayfield.
Le temple du rugby écossais pourrait sonner un peu creux vendredi soir, car seul le Racing-Métro aura quelque chose à y gagner. Officiellement éliminé de toute compétition européenne depuis sa défaite à Colombes le week-end dernier, Edimbourg n'a que son honneur à défendre lors de la seconde manche entre les deux équipes.
Les Franciliens, eux, voient toujours au loin la possibilité d'un quart à prendre. La défaite des Saracens au Munster (15-9) a lancé un sprint à trois équipes.
« Effectivement. Et c'est ce que nous nous sommes dits dans le vestiaire après la rencontre : nous jouerons cette HCup à fond !, s'emportait Gonzalo Quesada samedi dernier. Aujourd'hui, tout est ouvert. Et si l'on fait ce qu'il faut à Murrayfield, on pourra attaquer la dernière partie des matchs de poule en toute confiance, avec nos chances en main. Cela ne dépendrait alors que de nous. On rêve de ce quart et nous ne le lâcherons pas. »
Un succès à Murrayfield leur assurera une deuxième place provisoire, à moins d'un improbable match nul entre Irlandais et Londoniens dans le même temps. Ce ne sera que la première marche vers le miracle dans ce groupe très relevé. Les deux plus hautes seront à franchir début janvier : les Saracens à Nantes d'abord, le Munster à Thomond Park ensuite. La route est encore très, très longue.